Dans un horizon de cinq ans, la coopérative veut équiper tous ses pondoirs de récupérateurs de chaleur. Photos : Sollio Groupe Coopératif
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S'abonner maintenant« On se tient à jour côté bâtiment en visitant des salons, comme l’Atlanta Poultry Show, qui est le plus gros en Amérique du Nord pour le secteur, mais on n’est pas des cobayes : on va avec la technologie qu’on connaît, qu’on a testée avant », confie Pascal Élie, directeur des opérations avicoles chez Sollio Groupe Coopératif. Les choix d’équipement d’avant-garde côté ergonomie et bien-être animal ont donc avant tout été portés, pour ce nouveau pondoir, sur des valeurs sûres, dit-il.

Récupérateur de chaleur
Plutôt qu’un simple ventilateur qui expulse l’air vicié vers l’extérieur, le récupérateur de chaleur est doté de conduits qui permettent à l’air entrant et à l’air sortant de se croiser physiquement. L’air sortant étant chaud et l’air entrant étant froid, cela a pour effet de préchauffer ce dernier, ce qui représente un avantage écoénergétique pendant l’hiver.
En même temps, cela nous permet d’améliorer le confort des animaux, car ça réduit l’humidité que crée normalement l’entrée d’un air très froid. C’est donc bénéfique dans les deux sens : on conserve l’énergie, et le niveau d’humidité baisse naturellement dans le poulailler puisqu’il y a moins de condensation à l’entrée.
Pendant l’été, lorsqu’il fait chaud, le récupérateur de chaleur n’est plus utile, mais il vient épauler les systèmes de ventilation standards déjà en place. « Plus la température grimpe, plus on ventile, et cet équipement apporte une capacité supplémentaire », explique celui qui souligne que la ventilation des poulaillers est sans aucun doute l’élément qui joue le rôle le plus crucial dans le bâtiment. Dans un horizon de cinq ans, Sollio veut implanter ce système dans tous ses pondoirs.
Système de ramassage automatisé et tables plus hautes
Les équipements de collecte d’œufs ont été agrandis et modernisés pour s’ajuster au volume de 18 000 poules et optimiser la rapidité de ramassage, qui se fait le matin à heure fixe, grâce à un éclairage artificiel qui simule le lever du soleil. Les nouvelles tables de travail, surélevées, permettent le traitement et l’emballage des œufs à hauteur humaine, ce qui améliore grandement l’ergonomie des installations pour les employés, rapporte Pascal Élie. De plus, la salle de travail est désormais climatisée.

Quais de chargement surélevés
Contrairement aux anciens systèmes au niveau du sol où il fallait soulever les charges, les nouveaux quais de chargement permettent de déplacer les chariots lourds directement à la hauteur du camion, réduisant les risques de bris d’œufs et les blessures des employés.
Un bémol sur une technologie de thermopompe
Il a été question d’implanter une nouvelle technologie de thermopompe pour réguler la ventilation du pondoir en été. Mais la coopérative est restée prudente à cet égard. « Le principe est excellent, car ça permettait de faire entrer de l’air frais pendant les canicules, mais on ne connaît pas encore l’effet que ça peut avoir sur les animaux », mentionne Pascal Élie. Il craint qu’un contraste de température trop violent entre l’air ambiant du poulailler et l’air extérieur puisse créer de l’inconfort chez les poules, et conséquemment, des comportements erratiques, menant à plus de mortalité. « À la quantité de poules qu’on a là, on ne voulait pas prendre ce risque. On va donc continuer la phase de tests cet été dans une plus petite ferme avant de l’implanter [dans nos plus grandes installations] », dit-il.

Des camions à double fonction pour le bien-être animal
L’entreprise a récemment fait l’acquisition d’une nouvelle génération de camions de transport avec une boîte où la température peut être contrôlée de manière indépendante par rapport à la cabine. « Avant, il fallait que le camion soit en route pour maintenir la température dans la boîte. Ça nous forçait à revoir certains de nos trajets, pour éviter les gros chantiers sur les routes », décrit Pascal Élie, directeur des opérations avicoles chez Sollio Groupe Coopératif. Maintenant, même si le camion est à l’arrêt « dans le tunnel, dans un bouchon, les poussins n’auront pas chaud ou froid », ajoute-t-il. Une amélioration qui était devenue cruciale pour le bien-être animal, selon lui.