La France a lancé, en octobre 2023, une campagne nationale de vaccination des canards, pour limiter les foyers de grippe aviaire dans le pays. Photo : Shutterstock
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantL’augmentation des foyers de grippe aviaire chez les mammifères accentue le risque de propagation de la maladie à l’humain, estime l’Organisation mondiale de la santé animale (OSMA).
Ces foyers ont doublé entre 2023 et 2024, passant de 449 à 1022, rapporte l’OMSA dans son plus récent rapport dévoilé à la fin mai.
Bien que le risque d’infection humaine reste faible, « cette escalade soulève néanmoins des préoccupations croissantes quant à l’adaptation potentielle du virus à la transmission intermammifère, y compris à l’être humain », souligne l’organisation dans un communiqué.
Au cours des 20 dernières années, plus de 633 millions d’oiseaux ont été perdus à cause de l’infection ou des efforts d’abattage visant à contrôler la propagation du virus. Au total, 943 foyers ont été signalés chez les volailles contre 2 570 foyers chez des espèces non avicoles. Pour 2024, 42 pays ou territoires ont signalé de nouveaux foyers de grippe aviaire chez les volailles, tandis que 55 ont signalé de nouveaux foyers chez les non-volailles, y compris les mammifères, rapporte l’OMSA.
La vaccination efficace
La vaccination serait actuellement le meilleur outil face à cette crise. La France a ouvert la voie, en octobre 2023, en lançant une campagne nationale de vaccination des canards. Cette initiative, combinée à d’autres mesures, a permis de limiter les foyers de grippe aviaire en France à seulement 10 en 2023, un chiffre bien inférieur aux 700 foyers qui auraient pu être observés sans vaccination, évalue l’OMSA.
La peste porcine fait un « saut » au Sri Lanka
Parmi les autres maladies animales qui ont poursuivi leur propagation à travers le monde en 2024, la peste porcine africaine au Sri Lanka, en Asie du Sud, « a marqué le saut de maladie le plus important de l’année, parcourant plus de 1 800 km depuis les foyers les plus proches ».
L’organisation assurant une vigie à l’échelle internationale rappelle par ailleurs que les maladies animales infectieuses constituent une menace permanente dans le monde entier, alors que « le changement climatique, le commerce international et l’évolution de la dynamique des agents pathogènes influencent la distribution et la gravité des maladies ».