Le mot « coopérative » devra disparaître des enseignes des usines qui appartenaient à Exceldor. L’entreprise vient d’être avalée par le géant ontarien Aliments Sofina. Photo : Patricia Blackburn/TCN
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S'abonner maintenantLe transfert des actifs et des employés de la coopérative Exceldor au transformateur ontarien Aliments Sofina a été officialisé, le 5 décembre, après l’approbation de la transaction par le Bureau de la concurrence du Canada.

« C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je me joins, en compagnie de tous mes collègues, à la famille d’Aliments Sofina dans le cadre d’une transaction qui nous permettra de poursuivre nos activités dans un environnement de plus en plus concurrentiel et de créer de nouvelles opportunités pour tous nos éleveurs de volaille, nos employés et nos partenaires d’affaires », a annoncé René Proulx, président-directeur général d’Exceldor, dans un message publié sur son compte LinkedIn.
M. Proulx souligne que cette transaction fait d’Aliments Sofina et de son fondateur et propriétaire, Michael Latifi, le plus important transformateur de volaille sur le territoire canadien. L’entreprise possède 57 usines réparties dans sept pays, avec plus de 18 000 employés et un chiffre d’affaires de 8,8 G$.
C’est avec un pincement au cœur que je réalise qu’un chapitre important de l’histoire de la coopérative se termine après 80 années au cours desquelles elle a contribué à nourrir les Québécois et les Canadiens d’un océan à l’autre.
La taille d’Exceldor est, de son côté, plus modeste, avec 1,4 G$ en revenus et 3 700 employés. Lors de l’annonce de la vente, en mai 2025, la coopérative indiquait que cet accord visait « à assurer la pérennité des activités existantes d’Exceldor, à renforcer sa présence nationale et à propulser la croissance de ses marques bien connues comme Lacroix, Granny’s, Butterball et Saha Halal à travers le Canada ». Ces marques s’ajoutent désormais à celles du carnet d’Aliments Sofina, qui compte entre autres Lilydale, Janes, Mastro, San Daniele, Fletcher’s et Cuddy.
Rappelons que les 350 membres propriétaires de la coopérative québécoise fondée en 1945 ont approuvé par une forte majorité, soit à 96,8 %, la convention de vente des actifs à la société privée ontarienne lors d’un vote tenu en juin. La vente devait ensuite recevoir l’autorisation du Bureau de la concurrence du Canada avant de se concrétiser.
Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé publiquement. Selon la Loi sur les coopératives du Québec, les profits de la vente après la dissolution de la coopérative doivent être répartis entre les membres en fonction des parts qu’ils détiennent.