Volailles 24 octobre 2025

De nouvelles normes respectées

L’application des nouvelles normes visant à assurer la santé et la sécurité des équipes responsables du chargement de la volaille s’est déroulée sans anicroche, selon les Éleveurs de volailles du Québec (EVQ).

En vertu des modifications apportées à la Convention de mise en marché du poulet, les éleveurs avaient jusqu’en décembre 2024 pour s’assurer que tous les sites soient équipés d’installations sanitaires (toilettes avec chasse, toilettes chimiques ou bloc sanitaire). 

Les éleveurs sont maintenant conformes, confirme l’EVQ. Autrement dit, les équipes de chargement de volailles peuvent aller aux toilettes et se laver les mains sur les lieux de travail. 

Depuis décembre 2024, les poulaillers de trois étages et plus doivent également avoir, à chacune des portes, des balcons en acier galvanisé et des ancrages, afin de permettre aux attrapeurs d’y attacher un harnais de sécurité.  

Pas d’enjeux

Selon ce qui est observé sur le terrain, les normes semblent effectivement être respectées, affirme Guylaine Larue, présidente d’Avicole Plus, une entreprise de Victoriaville spécialisée dans la manutention (chargement, déchargement et vaccination) de volaille.

Je ne pourrais pas garantir que tous les élevages sont à 100 % conformes et que tout est parfait. Mais il n’y a pas d’enjeux.

Guylaine Larue

Mme Larue souligne en outre que l’entreprise du Centre-du-Québec avait déjà pris l’initiative, dans la foulée de la pandémie, d’envoyer une lettre à ses clients pour leur demander que ses employés aient accès à des installations sanitaires. Et elle se réjouit de la collaboration des éleveurs. 

« Je pense que tout le monde est conscient de l’importance de la santé et de la sécurité des travailleurs, dit la présidente d’Avicole Plus. Les mentalités ont évolué. »

Même son de cloche de la part d’Équipe Sarrazin, active dans le chargement de volaille à différents endroits au Québec. Elle est également présente depuis quelques années au ­Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. 

« La plupart [des éleveurs] avaient de l’ouvrage à faire, dit le propriétaire et fondateur de l’entreprise, Yves Sarrazin. Mais c’est pas mal tout fait. Il n’y a pas de problématique particulière. Les chefs d’équipe ne m’en parlent pas. Ça doit bien aller! » 

Selon celui qui compte 15 équipes qui chargent en moyenne 2,4 millions de poulets par semaine, les correctifs ont été apportés graduellement au cours des dernières années.