La diarrhée épidémique porcine peut affecter les porcs de tous âges, mais le taux de mortalité est plus élevé chez les porcelets. Photo : Archives/TCN
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S'abonner maintenantLes producteurs de porcs de l’Ontario font face, depuis le début de l’année, à une progression importante du nombre de cas de diarrhée épidémique porcine (DEP) et du deltacoronavirus porcin (DCVP) dans les élevages de différentes régions de la province.
En date du 6 février, le site Internet du Swine Health Ontario répertoriait un total de 26 cas, dont 15 de DEP et 11 de DCVP. Quatre cas (2 de DEP et 2 de DCVP) avaient également été signalés en novembre et en décembre 2024.
« C’est plus que d’habitude », observe Marin Pelletier, coordonnateur de l’Équipe québécoise de santé porcine (EQSP), qui souligne que ces deux virus se propagent plus facilement en hiver parce qu’il est plus difficile de laver et de sécher les remorques de transport, qui sont les principaux vecteurs de propagation.
Les élevages ontariens sont également plus à risques d’être contaminés que ceux du Québec, en raison des échanges plus fréquents avec des abattoirs ou des centres de rassemblement d’animaux des États-Unis, où ces deux virus circulent plus allègrement, spécifie-t-il.
Au Québec, la vigilance doit malgré tout être resserrée puisque des animaux, des truies de réforme, principalement, transitent du Québec vers l’Ontario, et que des porcs de l’Ontario viennent se faire abattre au Québec. Des tests sont effectués de manière régulière dans les centres de rassemblement de truies de réforme de la province ainsi que dans les abattoirs pour détecter la présence de ces virus, précise le coordonnateur de l’EQSP.
Le Québec a connu sa dernière grande vague de DEP en 2020, avec 9 cas. Aucun nouveau cas n’a été signalé depuis 2023. La DEP peut affecter les porcs de tous âges, mais le taux de mortalité est plus élevé chez les porcelets. Il peut même atteindre 100 % chez ceux qui sont non sevrés, ce qui peut donc entraîner des pertes économiques considérables si le virus contamine une maternité porcine. Les effets sont similaires pour le DCVP.