La clause de partage des profits ne s’appliquera pas, puisque le secteur du porc frais est encore déficitaire par rapport aux autres secteurs d’activité d’Olymel. Photo : Archives/TCN
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantLes Éleveurs de porcs du Québec restent pantois pour une deuxième année d’affilée devant leur principal acheteur, Olymel, qui a annoncé avoir réalisé des profits de 262 M$ au terme de l’exercice financier 2024-2025, comme cela a été dévoilé lors de l’assemblée générale annuelle de Sollio Groupe Coopératif, le 26 février. Malgré cette performance, et à l’instar de l’année dernière, la clause de partage des profits présente dans la convention de mise en marché des porcs ne s’appliquera pas, puisque le secteur du porc frais est encore déficitaire par rapport aux autres secteurs d’activité d’Olymel.
« Après plus d’un demi-milliard de dollars de profits qu’Olymel a dégagés, depuis la signature d’une Convention à rabais en avril 2023 : par quel moyen Olymel prévoyait-elle réellement retourner une partie des profits aux éleveuses et éleveurs? » se questionnent les Éleveurs de porcs dans un message transmis à La Terre par courriel. L’organisation estime que ces résultats financiers prouvent la capacité du transformateur « d’évoluer dans un contexte de marché exigeant, et, surtout, à dégager des excédents permettant de payer un prix davantage concurrentiel pour les porcs du Québec ».
Rappelons que la dernière convention de mise en marché des porcs, signée il y a trois ans en pleine crise de décroissance de la production porcine, prévoyait un partage des bénéfices si Olymel retrouvait le chemin de la rentabilité. En contrepartie, les éleveurs avaient consenti à offrir à Olymel et aux autres transformateurs d’importants rabais sur le prix de leurs animaux pour les aider à traverser la crise. Or, la clause prévue à la convention ne concerne que le porc frais, alors que les profits réalisés par le transformateur « proviennent principalement des produits de volailles et des produits de porcs transformés, et non de son secteur québécois du porc frais, toujours déficitaire », avait répondu Olymel lorsque La Terre l’avait questionnée à ce sujet, l’année dernière.