En 2022, la récolte de canneberges a atteint un sommet au Québec, frôlant les 337 millions de livres. Les volumes records précédents, qui dataient de 2016, ont été surpassés de 60 millions de livres. Photo : Facebook/Pampev
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S'abonner maintenantÀ l’heure où les récoltes de canneberges commencent, plusieurs signaux laissent croire que les rendements au Québec, après une saison record l’an dernier, seront en dessous de la moyenne, en 2023.
« C’est sûr qu’après une saison comme on a eu en 2022, on s’attendait à une baisse. Les champs avaient donné beaucoup l’an passé. Tu n’as jamais deux années records de suite dans la canneberge », fait valoir, d’entrée de jeu, le président de l’Association des producteurs de canneberges du Québec, Vincent Godin.
Ce producteur, qui a des terres à Manseau, à Villeroy et à Saint-Louis-de-Blandford, dans le Centre-du-Québec, n’avait pas encore commencé sa propre récolte, en date du 4 octobre, mais était déjà capable d’estimer que ses rendements seront 20 % moindres que sa moyenne. Il signale que les gels printaniers et la pluie incessante de juillet et d’août ont nui aux cultures.
« Il y a eu trop d’eau [cet été]. Même si on a bien drainé, l’humidité du sol était trop importante », dit-il, expliquant que les plants, dans cette situation, ont tendance à faire plus de végétation que de fruits. La chaleur de septembre, par ailleurs, a retardé le rougissement des canneberges. « Pour que ça rougisse, ça prend des nuits froides. La canicule a décalé la saison d’une semaine, pour certaines variétés », illustre-t-il, assurant en revanche que « ce n’est pas la catastrophe ».
« L’industrie était prête à faire face à ça, nuance l’agriculteur. Une saison aussi ordinaire, je pense que la dernière fois qu’on a vu ça, ça remonte à 2017. Et c’était aussi une année qui suivait une année record, celle de 2016 », se souvient-il.