Une nouvelle association de producteurs de portée provinciale, Bleuet corymbe Québec, a été fondée récemment. Photos : Caroline Morneau/TCN
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantUne association de producteurs de bleuets en corymbe de portée provinciale, Bleuet corymbe Québec, a été fondée récemment. Elle intègre à ce jour 47 membres de différentes régions, dont ceux de l’ancien Regroupement des bleuetières de la Chaudière-Appalaches. « Dans le bleuet en corymbe, il manque de représentativité auprès des chaînes, tant dans le conventionnel que dans le bio. Est-ce que le Québec est capable d’approvisionner les chaînes suffisamment pour qu’ils achètent plus local? C’est ça, les discussions qu’on devra avoir avec elles », indique le président de l’association, Benoît Coulombe, qui est également copropriétaire de la Ferme Giroflée, à Hemmingford, en Montérégie. Selon lui, les producteurs de bleuets en corymbe ont intérêt à organiser leur offre et à mieux la promouvoir, un peu comme le font les producteurs de fraises et de pommes, pour aller chercher, ensemble, un meilleur espace tablette, en été. Actuellement, les marchés de la grande distribution, même en haute saison, sont souvent inondés par des produits importés de la Colombie-Britannique et des États-Unis, se désole-t-il. « On remarque aussi que les consommateurs ne savent pas vraiment c’est quand, le temps des bleuets en corymbe, mais ils savent quand c’est le temps des fraises et des pommes. »

Après avoir reçu une subvention du gouvernement provincial pour coordonner l’implantation de l’association, notamment avec l’embauche d’une personne-ressource, la prochaine étape sera de recruter plus de membres et d’orienter les autres axes d’intervention de l’association. « On est en train de déposer une demande pour rendre disponible l’assurance récolte, parce qu’on n’est pas couverts. On a aussi le projet de faire de la recherche variétale adaptée au climat nordique qu’on veut proposer aux membres », explique M. Coulombe.