Les résultats de l’étude ont été dévoilés lors d’une journée d’information le 17 décembre, à la Fromagerie Nouvelle France. Photo : Cathy Michaud
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S'abonner maintenantUn premier portrait encourageant de la qualité du lait de brebis produit au Québec a été dévoilé le 17 décembre, à la Fromagerie Nouvelle France, à Racine, en Estrie.
L’étude, financée par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, visait à analyser le lait produit par 14 fermes participantes pendant huit mois par rapport à différents éléments, comme le nombre de cellules somatiques, le taux de gras, l’urée et le taux de protéines. Les dernières données disponibles sur ces aspects dataient de 2014 et provenaient d’un petit échantillon peu représentatif « de 5-6 fermes », rapporte Johanne Cameron, agronome et consultante en production ovine, lors d’une entrevue accordée à La Terre, après la présentation des résultats. C’est elle qui a été mandatée par Les Éleveurs d’ovins du Québec pour réaliser la nouvelle étude.
Les résultats ont d’ailleurs surpris quant au nombre moyen de cellules somatiques moyen, établi à 400 000, alors que la référence de 2014 faisait plutôt état d’un taux moyen de 800 000.
Cela démontre que la majorité des producteurs travaillent bien, même s’il y a encore des progrès à faire. Ce taux correspond grosso modo aux normes en vigueur du côté européen.
Vers un contrôle laitier plus régulier?

Le contrôle laitier effectué chez Lactanet a par ailleurs prouvé son efficacité pour de nombreux producteurs qui se sont soumis à l’exercice, et qui ont réussi, à la lumière des résultats de leurs échantillons, à réajuster leur régie ou à identifier une brebis problématique pour améliorer la qualité de leur production. En fin de parcours, 98,3 % des fermes participantes répondaient aux exigences de qualité, contre 82 % au début, c’est-à-dire en février 2025, rapporte Mme Cameron.
Le taux de gras mesuré dans la production québécoise varie quant à lui un peu plus selon les producteurs qui sont saisonniers et ceux qui produisent à l’année. « Pour ceux qui transforment eux-mêmes leur lait, ça ne cause pas vraiment de problème. Or, pour ceux qui vendent leur production à un transformateur, cet aspect devra être mieux contrôlé, car les fromageries cherchent une uniformité dans le taux de gras », mentionne la consultante.
Plusieurs autres données comme l’urée et le taux de protéines offriront également des pistes d’amélioration pour la filière du lait de brebis, qui souhaite, avec cette étude, mieux planifier son développement dans un contexte où la demande des transformateurs pour le lait de brebis surpasse l’offre.