Ovins 28 novembre 2025

La demande des acheteurs repart en hausse 

QUÉBEC – Le marché de l’agneau lourd est sur une bonne voie pour retrouver son erre d’aller en 2026, avec une demande des acheteurs à la hausse par rapport à 2025, et un meilleur prix négocié dans la nouvelle convention de mise en marché.

Jimmy Lapointe
Jimmy Lapointe

Le prix pour cette catégorie d’agneau passe de 13,95 $/kg à 15,22 $/kg en 2026. « C’est une augmentation de 10 %. Depuis qu’on utilise cette méthode pour établir les prix de l’agneau lourd, c’est le plus gros bond, autant en pourcentage qu’en dollars, donc on est vraiment contents. On trouve que c’est un prix qui est juste, autant pour les acheteurs, pour la mise en marché de la viande, que pour les éleveurs, qui pourront créer de la valeur dans leur entreprise », a commenté Marc-Olivier Bessette, directeur général des Éleveurs d’ovins du Québec (LEOQ), lors de leur assemblée générale annuelle, le 21 novembre, à Québec.

Une formule appelée « flexiprix » sera désormais appliquée sur le prix, afin de mieux refléter les tendances du marché de référence de l’Ontario, qui pointe vers le haut dans les périodes où la demande augmente, comme avant la fête de l’Aïd ou du Ramadan.
« Au lieu d’avoir une ligne de prix fixe à 15,22 $ toute l’année, on a prévu quatre périodes à 16,22 $, et quatre autres à 14,22 $. C’est donc une formule qui est à coût nul pour les éleveurs, mais qui aidera les acheteurs à être plus compétitifs sur les marchés, avec des prix qui reflètent mieux la réalité », détaille Jimmy Lapointe, président de LEOQ, en entrevue avec La Terre

Ce rajustement fait partie des nouveautés de la convention de mise en marché de l’agneau, signée au début du mois de novembre.

Ç’a été fastidieux, car on a renégocié l’entente au complet, plutôt que seulement la grille de prix, comme les dernières fois.

Jimmy Lapointe

Plus de contrats d’agneaux lourds

Par ailleurs, la demande des acheteurs est passée, par semaine, de 968 agneaux lourds en 2025 à 1 168 agneaux lourds en 2026, soit 200 agneaux de plus par semaine. Une augmentation positive pour le secteur, qui retrouve une certaine adéquation entre l’offre et la demande, alors qu’en 2025, l’offre surpassait la demande des acheteurs pour la première fois en 17 ans. Cette situation exceptionnelle avait forcé LEOQ à mettre à jour l’un de ses règlements, l’article 9, pour répartir les contrats de la manière la plus équitable possible entre les éleveurs. 

Cette situation a créé de l’animosité chez certains. « Peut-être qu’il y a encore une certaine rancœur avec ça, a reconnu Jimmy Lapointe lorsque questionné à ce propos. Mais ce qu’on a demandé à la Régie [avec le projet de règlement déposé], c’est ce qui avait le plus de sens collectivement. Peut-être que certains producteurs étaient moins d’accord et qu’ils n’ont pas pu avoir de contrat l’année passée, mais cette année, il y a de la place pour tout le monde. »