Maraîchers 17 octobre 2025

Le prix des brocolis, des choux-fleurs et des laitues grimpe en flèche

Si les récoltes de plusieurs légumes tels que la carotte, la pomme de terre et les oignons sont abondantes aux États-Unis, ce qui contribue à faire baisser les prix, il en est tout autrement pour la laitue, les brocolis et les choux-fleurs, dont les prix ont bondi radicalement sur le marché des grossistes de Boston, dans les deux dernières semaines.

« Il y a eu de très mauvaises conditions météorologiques en Californie, avec beaucoup de pluie et d’humidité propices aux maladies fongiques; ç’a affecté les rendements de beaucoup de légumes produits là-bas », constate l’agroéconomiste pour le compte de plusieurs associations de producteurs horticoles, Sébastien Brossard, qui suit l’état des marchés au sud de la frontière.

Un phénomène de rareté a donc propulsé les prix payés aux producteurs. Par exemple, pour des laitues iceberg, le carton de 24 unités est passé de 39 $ à 85 $ entre le 1er octobre et le 15 octobre, à Boston. 

Le plateau de 12 unités de choux-fleurs est passé de 32 $ à 74 $ au cours de la même période, tandis que le carton de 20 livres de ­brocolis a bondi d’environ 35 $ à 55 $.

« C’est la première fois de la saison que ça augmente comme ça; c’est dommage que ça arrive en fin de saison », note l’agroéconomiste, indiquant que les producteurs du Québec, à qui il ne reste que quelques semaines de récoltes de brocolis, de choux-fleurs et parfois de laitues, termineront au moins leur saison avec de bons prix.

Aux Jardins Paul Cousineau et Fils, à Saint-Constant, en Montérégie, il y aura encore des brocolis au champ jusqu’au début novembre. « On l’a vu rapidement, que le prix avait fluctué. C’est certain qu’on va en profiter », commente le copropriétaire, Jean-Marie Cousineau. 

Pas les mêmes conditions d’un État à l’autre

Si plusieurs légumes produits en Californie se font rares, c’est l’abondance du côté de ceux qui sont cultivés en Oregon, dans l’État de Washington et en Idaho, tels que les carottes, les oignons et les pommes de terre, précise Sébastien Brossard, ce qui explique que les prix sont à plat pour ces produits.