Partage Agricole vise à réunir au même endroit les besoins des uns et les ressources des autres. Photo : Gracieuseté de Tessier
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S'abonner maintenantLes maraîchers et producteurs horticoles en quête d’un équipement, de plants, de main-d’œuvre ou même d’un conseil disposent d’un nouvel outil pour mener à bien leurs recherches : la plateforme collaborative gratuite « Partage Agricole ».
Le but de l’exercice : favoriser l’économie circulaire et renforcer l’entraide en réunissant au même endroit les besoins des uns et les ressources des autres, par le biais de prêts et de dons. La location pourrait éventuellement être possible.
Le fabricant de serres Tessier, de Saint-Damase, en Montérégie, est à l’origine de ce projet, complémentaire aux coopératives d’utilisation de matériel agricole. Ce dernier a d’ailleurs pu voir le jour grâce à un partenariat technologique avec Partage Club, une plateforme, aussi offerte sous forme d’application mobile, qui favorise le prêt et l’emprunt d’objets de toutes sortes.
« Quand on a vu l’application Partage Club, qui donne de bons résultats, on s’est dit : pourquoi ne pas en faire une version agricole? », explique le président-directeur général de Tessier, Martin Bernier.
L’application, Partage Agricole, a été pensée et développée pour améliorer le sort de nos maraîchers. On est dans le domaine depuis longtemps et on constate les problématiques qu’ils peuvent vivre à petite et grande échelle.
La PME dit ainsi vouloir faire sa part pour améliorer le milieu agricole québécois et en assurer la pérennité. « Notre intérêt est loin d’être pécuniaire, dit Martin Bernier. On veut plutôt redonner à un écosystème qui nous permet, semaine après semaine, d’en vivre. »
L’union fait la force
Selon Marie-Ève Arsenault, directrice des communications, du marketing et des ventes chez Tessier, quelque 160 fermes sont actuellement inscrites à la plateforme, présentée lors du récent Salon de l’agriculture, tenu à Saint-Hyacinthe, au début de janvier. Dans un monde idéal, ce nombre grimpera à 500 d’ici un an.
« Plus de fermes vont y adhérer, plus le mouvement va être fort », estime Martin Bernier.
Outre les maraîchers et les producteurs horticoles, le grand public peut également s’inscrire à la plateforme. Les personnes intéressées pourront, par exemple, recevoir une notification annonçant l’événement à venir d’un maraîcher de leur région, ou bien une opération de glanage.
« Ça va contribuer au développement d’une solidarité entre les maraîchers et la communauté », croit Marie-Ève Arsenault.