Le kiosque libre-service des Jardins Bolton, en Estrie, a été dévalisé à deux reprises en mars. Photo : Gracieuseté des Jardins Bolton
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantUne campagne de sociofinancement a été lancée pour permettre au maraîcher Dave Gibeault d’éponger les pertes entraînées par deux vols survenus à son kiosque libre-service. L’objectif fixé a été atteint en moins de 24 heures.
La copropriétaire de Mycep, ferme de champignons, à Granby, Cloée Viens, est à l’origine de cette initiative. Informée des vols perpétrés à une semaine d’intervalle par les mêmes personnes, possiblement un couple, elle ne pouvait pas rester les bras croisés.

« Dave vend les produits d’une vingtaine de producteurs à son kiosque, dont nos champignons, explique-t-elle. Il aime faire découvrir le terroir et il ne se prend pas une grosse marge. Je voulais lui rendre la pareille. »
L’objectif de la campagne de sociofinancement, lancée le 27 mars, au lendemain du deuxième vol, a été fixé, à 3 000 $, soit les pertes entraînées par les deux larcins. Plus de 3 700 $ ont été amassés. L’excédent a été remis à la popote roulante locale.
« Beaucoup de gens sont outrés de cette situation-là, dit Mme Viens. Je suis très contente de la réponse. » Le producteur Dave Gibeault a d’ailleurs été renversé par cet élan de solidarité.
Il précise que les voleurs ont mis la main sur une petite somme d’argent, mais ils ont surtout jeté leur dévolu sur les produits locaux offerts au kiosque, dont de la viande (agneau, bœuf, poisson), des légumes, des fromages et même de l’huile de tournesol. La Sûreté du Québec a ouvert une enquête. Dans les circonstances, M. Gibeault dit chercher une solution technologique pour contrôler les ventes et sécuriser les lieux. « Il faut en parler pour trouver une solution », dit celui qui a multiplié les entrevues dans les médias à cette fin.