Maraîchers 2 mai 2025

Des semis au cas par cas dans les terres noires de la Montérégie

SAINT-PATRICE-DE-SHERRINGTON – Lors du passage de La Terre en Montérégie, le 30 avril, il était difficile de brosser un portrait général de l’avancement des semis dans les terres noires de la région. Si, globalement, les variétés hâtives ont été semées, chez certains, les variétés de saison régulière sont en terre depuis deux semaines, alors que chez d’autres, les roues du tracteur s’enfonçaient encore trop pour entrer dans les champs. 

C’était le cas chez Jean-Claude Guérin de la ferme Maraîchers J.P.L. Guérin & Fils. Lorsque La Terre est passée chez lui, ce dernier venait justement de tester le champ convoité pour transplanter les variétés d’oignons de la saison régulière, qui poussent actuellement dans les serres de l’entreprise. La veille de l’entrevue, des orages violents s’étaient abattus dans la région, ce qui a contribué à humidifier les terres. Alors que du gel au sol était prévu le soir même, le producteur espérait ne pas devoir attendre au-delà du 15 mai pour transplanter, en raison de la baisse de rendement occasionnée par le changement de variété. Toutefois, 15 % de ses champs d’oignons ont déjà été semés avec des variétés hâtives, la plantation de laitue (sous bâche) suit sa progression habituelle et les semis de carottes hâtives ont été mis en terre il y a deux semaines.

J’attends la prochaine fenêtre de beau temps pour faire mon semis de carottes suivant, dit-il. Et on est sur le bord de transplanter les choux-fleurs.

Jean-Claude Guérin de la ferme Maraîchers J.P.L. Guérin & Fils

Dans le rang voisin, à quelques kilomètres de là, son cousin Pascal Guérin, de la ferme Jardins A. Guérin, affirme que c’est une saison normale. Chez lui, les semences de radis ont été mises en terre le 17 avril et les oignons ont été plantés deux semaines plus tard. Le succès de l’opération dépendra toutefois de la chaleur du mois de mai. 

Le 30 avril, Denis Forino terminait les semis de laitue dans ses champs. Photo : Gracieuseté de Denis Forino

Denis Forino, de la ferme Les Produits Forino, estime que le début de saison est bon malgré la pluie. « On est plus tôt d’une semaine dans les terres noires », dit-il. Ce dernier s’apprêtait à semer le chou nappa au moment de mettre le journal sous presse, le 1er mai, alors que les semis de laitue se sont terminés la veille, et les carottes, la semaine précédente. Au total, le producteur cultive 141 hectares dans des champs de Sainte-Clotilde, de Saint-Patrice-de-Sherrington, de Saint-Rémi et de Saint-Michel.

Denis Forino a semé ce champ de carottes de Sainte-Clotilde à la dernière semaine d’avril. Crédit : Myriam Laplante El Haïli/TCN