En 2020, La Terre était allée visiter la belle étable lumineuse, primée pour son architecture, où Marie-Pier Gosselin traitait aux petits oignons le troupeau de Suisses brunes. Photo : Archives/TCN
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantLa fromagerie Au Gré des champs, une entreprise de Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie, dont les produits ont été maintes fois récompensés, fermera ses portes définitivement. À l’aube de la retraite, ses propriétaires passeront le flambeau à des acheteurs qui garderont l’étable, les vaches et les terres, mais qui délaisseront la fabrication de fromages fermiers.
« On reçoit vraiment de beaux messages, une belle vague d’amour, depuis qu’on l’a annoncé. Les gens viennent nous voir pour faire le plein de fromages », témoigne Marie-Pier Gosselin, qui s’est joint à ses parents comme coactionnaire de l’entreprise familiale, il y a dix ans.
Après avoir mis l’entreprise en vente, il y a deux ans, les copropriétaires, Suzanne Dufresne, Daniel Gosselin et leur fille, Marie-Pier, ont bien essayé de trouver un repreneur pour la fromagerie. Après avoir reçu quelques propositions d’intéressés, qui n’ont pas abouti, ils ont finalement accepté l’offre d’agriculteurs voisins qui continueront, à tout le moins, de prendre soin de leur troupeau de Suisses brunes. La vente se conclura à la fin septembre. D’ici là, l’entreprise continue de recevoir des visiteurs et de produire du fromage.
« Mes parents étaient rendus à l’âge de la retraite. Dépendamment de ce qui se présentait, je restais ouverte à l’option de reprendre avec de nouveaux partenaires, mais finalement, rien ne s’est présenté », d’ajouter l’agricultrice, qui se tournera finalement vers d’autres horizons professionnels.

Une étable lumineuse
Passionnée d’élevage, elle s’occupait de la régie de troupeau, s’assurant que les vaches soient traitées aux petits oignons. En 2020, La Terre était allée visiter sa belle étable lumineuse, qui a été primée pour son architecture. « Oui, c’est triste. Ça va me faire de la peine, mais je suis sereine avec ça. C’est un deuil en processus. La vie continue », témoigne celle qui a une formation en agronomie et qui se dit « ouverte aux possibilités » pour la suite.