Photo : Martin Ménard / Archives TCN
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S'abonner maintenantLes producteurs de grains se grattent la tête concernant leur mise en marché et leurs achats d’intrants, particulièrement ceux qui produisent des grains biologiques. « Les marchés de niche comme le bio sont plus à risque, car toute proportion gardée, on exporte plus les grains de niche que les grains conventionnels », mentionne Christian Overbeek, président des Producteurs de grains du Québec. En entrevue avec La Terre, le 4 mars, il se préoccupait d’une autre menace de Donald Trump annoncée pour le début avril.
On verra s’il ajoutera une taxe et à quel taux. Est-ce que ce sera son 25 % plus 5 % ou plus 10 %? On ne sait pas comment ça réfléchit à Washington.
Les contre-tarifs sur les tracteurs américains, les pièces et les intrants ressembleront à quoi? Est-ce que des compagnies américaines d’intrants seraient tentées de délaisser le marché canadien? Par mesure préventive, Christian Overbeek a lui-même acheté d’avance certains intrants pour sa ferme. Son regroupement réclame que le gouvernement aide les producteurs en leur offrant un environnement de commerce plus prévisible et il recommande aux membres de ne pas paniquer. « Il ne faut pas décider de vider les silos à cause du 25 %. C’est important de garder son plan de mise en marché, tout en étalant son risque, car à la fin, le grain pourrait se vendre plus cher ou moins cher », souligne M. Overbeek.