Pour répondre à la demande chinoise, le Brésil a accru sa production de soya de 40 millions de tonnes en cinq ans. Photo : Archives/TCN
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S'abonner maintenantEn 2025, le maïs et le soya devraient amoindrir les recettes monétaires agricoles aux États-Unis par rapport à l’année précédente. C’est ce que l’économiste en chef du département de l’Agriculture des États-Unis, Seth Meyer, a mentionné lors du 101e Forum sur les perspectives agricoles, le 27 février.
Si certaines cultures américaines se porteront mieux en 2025 qu’en 2024, comme les légumes, le melon et le coton, l’économiste en chef prédit une diminution de la valeur des recettes monétaires agricoles de 6,6 % pour le maïs, de 8,8 % pour le soya et de 5,7 % pour le blé.
Les superficies totales de grandes cultures semées en 2025 devraient être en légère augmentation (moins de 1 %) par rapport à 2024, soit une projection de 91 millions d’hectares. Malgré l’offre qui devrait s’accroître, les perspectives de prix seront plus favorables pour le maïs.
En effet, l’utilisation de 5 millions de tonnes en provenance des stocks a contribué à stabiliser le prix sur ce marché. La diminution des stocks de maïs dans les pays exportateurs a aussi joué favorablement sur les prix.
Nous avons vu un léger rebond des prix du maïs, ce qui incite peut-être à planter davantage de superficies de maïs. Donc, quand nous regardons vers l’avenir, vous voyez maintenant que [les perspectives de prix pour le maïs de la nouvelle récolte sont relativement plus avantageuses que celles du soya]. Et je pense que le sentiment général est que nous verrons une augmentation des superficies de maïs.
Toutefois, le prix payé aux producteurs pour le maïs en 2025 sera tout de même en diminution de 5,90 $/tonne par rapport à 2024. Du point de vue des superficies à planter, le maïs devrait gagner 1,2 million d’hectares au détriment du soya. Les projections font état d’une récolte de maïs atteignant le niveau record de 39,6 milliards de tonnes et un rendement de 11,36 t/ha aux États-Unis.

Le prix du soya accusera aussi une baisse en 2025. Pour répondre à la demande chinoise, le Brésil a accru sa production de soya de 40 millions de tonnes en cinq ans, a indiqué le président de la Fédération nationale des producteurs de lait, Gregg Doud, qui est d’ailleurs l’ancien négociateur en chef des États-Unis pour l’agriculture, lors de sa présentation. Ce pays offre une concurrence accrue sur le marché mondial du soya qui fait décroître la part de marché des Américains.
Selon lui, la demande chinoise est en baisse et le Brésil continuera de produire de manière importante en raison des bons prix sur le marché domestique. M. Doud souligne également la difficulté pour ce pays d’Amérique du Sud de réorienter sa production vers d’autres marchés. Au début de la récolte américaine de 2025, les stocks brésiliens seront plus importants qu’au cours des années précédentes.
Cela devrait occasionner une baisse de prix du soya de 3,67 t/ha en 2025. En supposant que les conditions météorologiques seront normales, le rendement prévu aux États-Unis devrait être en hausse de 1,2 t/ha et devrait compenser la diminution des superficies plantées.