Le Port de Montréal ne peut plus agrandir ses installations montréalaises et devrait entreprendre, cet automne, les travaux de ses nouvelles installations à Contrecœur.Photo : Facebook/Port de Montréal
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S'abonner maintenantLes récentes grèves des syndiqués du Port de Montréal, en 2024, ont effrayé les commerçants de soya, qui exportent la majorité de cette culture à l’étranger. Or, le passage du directeur du Port, Alain Bérard, à l’assemblée générale annuelle des membres de la filière du soya canadien a eu pour effet de les rassurer.
« Nous sommes repartis avec plus de confiance. On a une industrie qui travaille ensemble avec des partenaires comme le Port de Montréal. Ce fut très positif pour moi de voir les gens se parler et se comprendre pour avoir plus de succès ensemble », a dit Brian Innes, directeur de Soy Canada, en marge de la 11e assemblée générale de son organisation, qui se tenait pour la première fois au Québec, le 18 juin, à Boucherville.
Le directeur du Port de Montréal a précisé que les grèves qui ont perturbé les activités sont bel et bien chose du passé, du moins pour les quatre prochaines années. Les délais moyens de 17 jours, soit le temps où les conteneurs restaient au quai, en novembre dernier, se sont résorbés à un délai de 5 jours, en mai.
De plus, M. Bérard a assuré que des efforts étaient consentis pour changer la culture d’entreprise afin que les forces syndicales et les employeurs soient tous enlignés sur le même objectif et soient conscients que les perturbations causées par les moyens de pression de la main-d’œuvre ne « sont pas bonnes pour personne ».
Le directeur a rappelé que les moyens de pression des employés du réseau ferroviaire sont également pénalisants pour un port. Par contre, il a affirmé que celui de Montréal est moins dépendant du réseau ferroviaire que d’autres ports, puisque 55 % des mouvements de marchandise sont effectués par camions. « Cela nous offre une meilleure résilience », a-t-il dit. L’augmentation importante des volumes totaux manipulés au Port de Montréal, lesquels sont passés de 3,07 millions de tonnes en 2021 à 4,61 millions de tonnes en 2024, représente un heureux problème, considérant que les installations montréalaises ne peuvent être agrandies.
Une première pelletée de terre à l’automne
Même si des investissements de près 500 M$ ces dernières années ont amélioré les infrastructures, il importe d’augmenter la capacité du port et, à ce sujet, il a indiqué qu’il ne reste qu’un permis à obtenir avant de pouvoir lancer la construction des nouvelles installations sur le site de 480 hectares situé un peu plus en aval du fleuve, à Contrecœur. Après toutes ces années d’attente, la première pelletée de terre devrait avoir lieu cet automne, prévoit-il, ce qui, à terme, fera augmenter la capacité totale du port de 50 %.
De plus grands navires seront dorénavant les bienvenus avec ces nouvelles installations, c’est-à-dire des mastodontes de 6 500 tonnes. Ceux-ci se révéleront plus avantageux et diminueront les coûts de transport comparativement aux navires actuels de 4 000 tonnes.