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S'abonner maintenantEn 2021, le CÉROM et le CETAB+, en étroite collaboration avec la Coop Agrobio, ont amorcé un projet de recherche de trois ans visant à expérimenter l’implantation de différentes cultures de couverture (CC) dans l’entre-rang d’une culture de soya lors du dernier sarclage mécanique ou juste après afin de mesurer et de comparer leurs performances et leurs effets, notamment sur le rendement en blé l’année suivante.

Parcelle en ray-grass et en trèfle rouge,
avant la récolte du soya, sur le site du CETAB+, le 13 octobre 2021.
Rappelons que la superficie consacrée aux grandes cultures en mode de production biologique est en constante augmentation au Québec. Les producteurs souhaitent utiliser des pratiques agricoles novatrices afin d’augmenter la durabilité et la rentabilité de leurs entreprises tout en améliorant la qualité de leurs sols. Cela inclut l’intégration de cultures de couverture (CC) dans la rotation, ce qui peut à la fois réduire l’érosion, augmenter la teneur en matière organique du sol, diminuer les apports requis d’azote particulièrement dans le cas des légumineuses, et aider à mieux contrôler les mauvaises herbes. Toutefois, la saison de croissance relativement courte au Québec fait en sorte que les CC ont peu de temps pour bien s’établir après la récolte de certaines grandes cultures comme le soya.
Les essais ont donc été mis en place avec un réseau « mère-filles » où les CC sont testées en petites parcelles aux sites du CÉROM et du CETAB+ (sites mères) et en grandes parcelles chez six producteurs agricoles (sites filles) situés en Montérégie, dans Lanaudière, en Mauricie et au Centre-du-Québec. Dix CC (légumineuses et graminées, seules ou en mélange) sont testées aux deux sites mères (Tableau 1) alors que trois CC, choisies parmi ces dix par chaque producteur partenaire, sont testées aux sites filles. Les CC sont semées dans les entre-rangs de soya après le dernier désherbage mécanique à l’aide d’un semoir Jang aux sites mères et lors du dernier désherbage mécanique avec un semoir de type APV aux sites filles.
Quelques différences


Bien que ces résultats soient préliminaires, ils suggèrent que les conditions d’un site, par exemple le type de sol, doivent être prises en compte dans le choix des CC. La capacité de rétention en eau utile du sol peut jouer un rôle critique lors d’une année où il y a eu un manque notable de pluie. Il est donc requis de faire des essais pendant plusieurs années avant de pouvoir tirer des conclusions.
Les données de rendement des CC de la saison 2022 seront prochainement recueillies et l’évaluation des avantages potentiels des CC sur la croissance de la culture subséquente de blé réalisée. Les essais se poursuivront jusqu’en 2023.
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Ce projet est financé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec par l’entremise du programme Innov’Action agroalimentaire, en vertu du Partenariat canadien pour l’agriculture.
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Marie Bipfubusa, Sandrine Lemaire-Hamel et Michel McElroy (CÉROM), Julie Anne Wilkinson, Gilles Gagné et Denis La France (CETAB+) et Loïc Dewavrin (Coop Agrobio)
Ce texte provient du cahier Grains publié dans La Terre de chez nous du 19 octobre 2022