Un total d’environ 50 bovins par année, issus d’un maximum de sept exploitations agricoles de l’Abitibi-Témiscamingue, pourront être abattus à l’abattoir de Belle Vallée, en Ontario. Photo : Martin Ménard/Archives TCN
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantDès l’automne prochain, des producteurs bovins de l’Abitibi-Témiscamingue qui commercialisent déjà leurs viandes dans la région auront la possibilité de faire abattre leurs bêtes en Ontario : les ministres de l’Agriculture des deux provinces ont annoncé dernièrement la réalisation d’un projet-pilote de deux ans à cet effet.
Un total d’environ 50 bovins par année, issus d’un maximum de sept exploitations agricoles de l’Abitibi-Témiscamingue, pourront être abattus à l’abattoir de Belle Vallée, à huit kilomètres à l’ouest de la frontière Québec-Ontario.
Pour être admissibles au projet-pilote, les éleveurs doivent « avoir vendu dans les deux dernières années des bovins, des viandes ou des aliments carnés à des consommateurs dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue », précise par écrit le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).
Il ajoute que la première découpe des viandes devra être réalisée en Ontario et qu’il ne sera pas possible, pour des raisons de traçabilité, de procéder à une seconde transformation en sol québécois. L’objectif, poursuit le MAPAQ, est de favoriser la mise en marché du bœuf en circuit court en Abitibi-Témiscamingue, une région qui n’a pas accès à des services d’abattage depuis la fermeture du dernier abattoir de proximité au printemps 2025.
La section régionale de l’Union des producteurs agricoles, tout comme les producteurs que La Terre a pu consulter, voit ce projet-pilote d’un bon œil. De part et d’autre, on préfère cependant attendre le dévoilement de modalités plus précises avant de commenter davantage.
L’annonce, réalisée conjointement avec l’Agence canadienne d’inspection des aliments, s’inscrit dans le contexte où le gouvernement fédéral tente de stimuler le commerce interprovincial dans la foulée de la guerre tarifaire avec les États-Unis.