La méthode d’élimination choisie doit toujours tenir compte de différents éléments, dont la santé et la biosécurité du troupeau, la protection de la qualité de l’eau et de l’environnement, ainsi que les maladies présentes dans le troupeau. Photo : Marie-France Létourneau
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S'abonner maintenantLorsqu’un bovin meurt au sein d’un élevage, le producteur doit éliminer sa carcasse dans les 48 heures suivant la mort de l’animal, rappelle le MAPAQ. Voici un résumé des bonnes pratiques.
Précision : l’élimination des carcasses d’animaux morts à la ferme est encadrée par le Règlement sur les aliments du MAPAQ.
« Plusieurs méthodes de valorisation ou d’élimination de carcasses d’animaux sont possibles », souligne d’emblée par courriel un porte-parole du ministère, Yohan Dallaire Boily.
Parmi celles-ci : l’enfouissement à la ferme. L’opération, qui ne nécessite généralement aucune autorisation ni permis, doit toutefois être réalisée selon certaines exigences précises afin de limiter les risques de contamination pour l’environnement. Elle doit notamment être effectuée à l’extérieur des zones inondables et à 75 m d’un cours d’eau ou d’un plan d’eau.
Les carcasses doivent en outre être déposées dans une fosse dont le fond a été recouvert de chaux caustique. Cette matière chimique doit également être répandue sur les carcasses, avant qu’elles soient recouvertes d’une couche de terre d’au moins 60 cm (2 pi).
L’enfouissement à la ferme devrait uniquement être réalisé pour de petites quantités de carcasses, soit pas plus de 500 kg de cadavres par fosse. Celles-ci ne doivent jamais demeurer non recouvertes dans une fosse. Pour en savoir plus sur cette technique, consultez le : cutt.ly/enfouissement-carcasses.
Autres options
Les producteurs peuvent également se tourner vers un récupérateur ou un équarrisseur comme Sanimax, titulaire d’un permis du MAPAQ. L’équarissage permet de récupérer tout ce qui peut être utilisé dans diverses industries, dont celles de l’alimentation animale, des produits pharmaceutiques et des carburants.
« Ce ne sont généralement que les carcasses en bon état qui sont récupérées, et sous certaines conditions, précise le ministère. Pour conserver les carcasses dans un bon état, il est recommandé d’installer à la ferme un compartiment d’entreposage fermé ou hermétique, ou un local réfrigéré. Le producteur peut aussi les conserver congelées, selon les conditions requises. » La liste des entreprises autorisées à récupérer les animaux morts dans les différentes régions peut être consultée sur le site Web du MAPAQ, sous l’onglet Gestion des animaux morts à la ferme.
Il est également possible pour un producteur agricole d’incinérer des animaux à la ferme, mais l’installation doit être conforme à la Loi sur la qualité de l’environnement. Il est d’ailleurs recommandé de bien s’informer auprès du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs des règles en vigueur avant d’acquérir l’équipement d’incinération.
Contrairement à d’autres productions animales, le compostage à la ferme n’est pas permis pour les bovins. Même chose pour l’envoi dans un lieu d’élimination, comme c’est le cas pour les espèces ovines et caprines.
Toutes saisons
Les moyens d’élimination ou de valorisation des carcasses sont accessibles en toutes saisons. L’enfouissement à la ferme demeurant plus limité en hiver, la récupération et l’équarrissage des carcasses (réfrigérées ou congelées) pourraient cependant être privilégiés, indique le porte-parole du MAPAQ.
Chose certaine, conclut-il, la méthode choisie doit toujours tenir compte de différents éléments, dont la santé et la biosécurité du troupeau, la protection de la qualité de l’eau et de l’environnement, ainsi que les maladies présentes dans le troupeau qui pourraient nécessiter certaines adaptations.