Luc Goulet et son groupe veulent profiter des prochaines élections provinciales pour demander aux politiciens une politique nationale de l’érable. Photo : Martin Ménard
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S'abonner maintenantLÉVIS – Voulant favoriser la croissance de leur secteur et diminuer les obstacles, les acériculteurs veulent profiter de la période électorale provinciale pour demander aux partis politiques en lice une politique de l’érable.
Une telle politique accompagnerait les entreprises acéricoles dans la diversification de leurs marchés d’exportation, financerait la réserve stratégique de sirop des producteurs, viendrait aider à la constitution et au maintien des stocks de sirop d’érable, et fournirait un programme de dédommagement advenant la perte d’érables à la suite de dommages d’un ravageur ou d’une catastrophe naturelle. Les producteurs veulent aussi que cette politique les protège des municipalités qui désirent taxer la valeur de leur contingent acéricole. Elle les protégerait aussi des grands projets d’infrastructure, comme les nouvelles lignes de transport électrique, le train à haute vitesse, les éoliennes, etc. Finalement, les acériculteurs demandent aux politiciens que cette politique mène à l’accroissement du développement acéricole en érablières publiques.
C’est avec ce sujet à cœur que Guy Brault, membre du conseil d’administration des Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ), a tenté sans succès de ravir le poste du président Luc Goulet, lors de l’assemblée générale annuelle du 26 mai. Il voulait redynamiser l’organisation sur le combat que mènent les PPAQ quant à l’exploitation des érablières publiques. « C’est un dossier qui me semble excessivement lourd ces temps-ci. Quand on en parlait au CA [conseil d’administration], ça n’avançait plus. Il y a de l’essoufflement. Mais c’est une priorité pour moi. J’ai été l’initiateur, il y a près de cinq ans, de la [démarche] visant à protéger les potentiels acéricoles en terre publique. Je voulais être président, car j’étais prêt à mettre toute mon énergie pour en arriver à des solutions », a confié le candidat défait en entrevue avec La Terre. Il croit que l’aménagement acéricole en terre publique peut être aussi profitable pour l’acériculture que pour la foresterie.
Comme plusieurs autres acériculteurs, Guy Brault tient à ce que la promesse de la Coalition Avenir Québec, celle d’offrir 2 000 hectares d’érablières publiques aux acériculteurs du Bas-Saint-Laurent, soit respectée. Cette superficie a été abaissée à 1 000 ha par le gouvernement. « Pas question de laisser passer ça », a-t-il affirmé. Les mêmes propos sur l’importance de l’industrie acéricole en forêt publique ont été tenus par Luc Goulet, notamment dans son mot du président.