Le Diable à cinq : Éloi et Félix Sabourin, Rémi Pagé, Samuel Sabourin et André-Michel Dambremont. Photo : Arianne Bergeron
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantAvec le lancement de quatre nouvelles chansons, dont l’une célébrant le temps des sucres, et des spectacles prévus en Europe et au Japon, le groupe de musique traditionnelle Le Diable à cinq fait les choses en grand pour son 10e anniversaire.
« On se gâte un peu cette année », lance Félix Sabourin, l’un des cinq membres du groupe, accordéoniste et fier acériculteur de Ripon, en Outaouais. « On va faire partie de la délégation canadienne et on va jouer à l’Exposition universelle, à Osaka, au Japon. »
Si les membres du groupe ont opté pour la musique traditionnelle, plutôt que pour le pop ou le rap, c’est parce qu’ils ont baigné dans cet univers dès leur enfance.
Du plus loin que je me rappelle, les partys qu’on avait à la cabane à sucre, c’était cette musique-là. Mon père joue de la guitare, ma mère, du piano et mon grand-père, de l’accordéon. Ils jouaient du folklore, de la musique québécoise. On a vraiment eu la piqûre.
Vidéoclip printanier
À ce jour, le groupe a trois albums à son actif. Le vidéoclip d’une de ses nouveautés musicales, Le printemps, qui célèbre le côté rassembleur du temps des sucres, a été réalisé en partenariat avec les Producteurs et productrices acéricoles du Québec.
Les cinq « diables » de Ripon s’envoleront ensuite vers le pays du Soleil levant à la mi-mai. Même s’il s’agit du plus gros contrat de leur carrière, les musiciens qui carburent à l’érable n’en sont pas à leurs premiers spectacles sur la scène internationale.
Au cours de l’été, ils iront même brûler les planches en Europe deux fois plutôt qu’une. Ils se produiront en spectacle, notamment, en Suisse, en Finlande, en Allemagne et en Belgique.
Le seul regret de Félix Sabourin : que la musique traditionnelle n’ait pas autant la cote au Québec qu’ailleurs sur la planète. « En Suisse, par exemple, on peut jouer devant 15 000 personnes qui capotent leur vie, dit-il. Mais les gens sont frileux ici quand on parle de folklore. Pourtant, ça devrait être l’inverse : c’est une musique pour faire le party. »
Lorsqu’ils ont commencé à jouer ensemble, les membres du Diable à cinq croyaient se contenter de faire « quelques spectacles dans les brasseries ». Mais c’était sans compter sur leur talent et leur énergie pour faire « lever le show ».
Pas de doute, les trois frères Sabourin – Félix, son frère jumeau Samuel, et Éloi – en ont fait, du chemin, depuis qu’ils ont commencé à laisser libre cours à leurs accordéon, violon, piano, mandoline et guitare, puis à taper du pied au rythme de la musique. Leur cousin, André-Michel Dambremont, et un ami, Rémi Pagé, les accompagnent dans cette aventure endiablée.
« On ne se cachera pas que ça chamboule nos vies [les tournées], affirme Félix, 28 ans. On a tous des jobs. Moi, le premier, avec la terre [de son grand-père, dont il a pris la relève]. Et on est tous rendus papas, sauf Rémi. Mais on trouve toujours des solutions. »