Vincent Godin, président de l’Association des producteurs de canneberges du Québec
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S'abonner maintenantLa vitalité de la filière canneberge au Québec réside dans l’esprit de partage qui anime ses différents acteurs, estiment plusieurs d’entre eux. « C’est une filière extrêmement dynamique et tissée serrée », lance le président de l’Association des producteurs de canneberges du Québec (APCQ), Vincent Godin.
« Tout le monde se parle et s’entraide », ajoute la directrice générale de l’APCQ, Monique Thomas. « C’est une filière où les informations, de même que les techniques de culture et de récolte, circulent rapidement », renchérit M. Godin, également à la tête de la cannebergière Pampev et copropriétaire du transformateur Emblème Canneberge.
À cet effet, le Club Environnemental et Technique Atocas Québec (CETAQ) est un « outil incroyable » pour améliorer les méthodes de culture et partager les informations, estime Vincent Godin. À titre d’exemple, le club-conseil embauche chaque été une vingtaine de dépisteurs, chargés d’effectuer une tournée hebdomadaire des fermes membres du CETAQ afin de détecter la présence d’insectes.
On est vraiment proactifs. On dépiste même deux fois par semaine dans les champs bio.
Le secteur de la canneberge se félicite d’être l’une des productions agricoles à dépister ses champs de façon systématique. Le CETAQ peut d’ailleurs compter sur une équipe de six agronomes. Celle-ci est en mesure de réagir rapidement si de nouveaux insectes sont repérés. « La cicadelle, un insecte qui s’attaque à d’autres cultures, a été détectée l’an passé, explique Mme LeMoine. Le CETAQ a tout de suite mis en place un protocole de dépistage de la cicadelle pour ne pas traiter tous les champs avec des insecticides. La lutte intégrée est vraiment importante pour les producteurs de canneberges. »
Collaboration
Cassandra LeMoine se réjouit ainsi de la « collaboration et de la concertation » observées entre les producteurs, transformateurs, ainsi que les chercheurs du nouveau Centre de recherche et d’innovation de la canneberge (CRIC), en place depuis le début de l’année. Le CRIC est le fruit d’une démarche conjointe du CETAQ et de l’Association des producteurs de canneberges du Québec.
« C’est rare qu’on voie ça : tout le monde travaille pour l’intérêt commun à travers le CRIC et d’autres projets qu’on peut avoir », souligne pour sa part
Martin LeMoine, propriétaire des Fermes LeMoine et cofondateur de l’entreprise Fruit d’Or, spécialisée dans la transformation de canneberges et de bleuets séchés. Celui-ci a d’ailleurs contribué, il y a 30 ans cette année, à la création de l’APCQ, avec six autres producteurs de canneberges. L’organisme compte parmi ses membres plus de 98 % des quelque 82 cannebergières québécoises.
« Il y a une belle collaboration, confirme Louis-Michel Larocque, président de l’entreprise Les Atocas du Québec et cofondateur de l’APCQ. Qu’on soit compétiteurs ou non, tout le monde se parle parce qu’on vit tous les mêmes réalités. »
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