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Photo : Martin Ménard/Archives TCN

Photo : Martin Ménard/Archives TCN

Des ensilages bien conservés

Lorsque les prix des grains s’emballent, les fourrages représentent un avantage important pour minimiser les coûts de production des fermes laitières puisqu’ils constituent la base de l’alimentation des ruminants. Plus ils seront de bonne qualité, plus ils seront digestibles. Les vaches en consommeront donc plus chaque jour, ce qui augmentera leur production de lait.

Comme la digestibilité des fourrages diminue en même temps que la maturité s’accroît, on dit souvent que la qualité est très reliée à cette dernière.

Malheureusement, une bonne analyse ne garantit pas la qualité du fourrage. Par exemple, même si la récolte est effectuée au stade idéal de maturité, un ensilage de légumineuses aura une teneur en protéines plus élevée sur papier, mais les bêtes ne pourront en profiter que si, en réalité, elles mangent la quantité qui leur est nécessaire.

L’état de cet ensilage, une fois servi aux vaches, aura un impact certain sur leur consommation, voire même sur la ration totale ingérée et indirectement sur leur production laitière.

Conservation et fermentation

La fermentation est un processus complexe lors duquel les sucres des fourrages sont utilisés pour produire des acides organiques qui contribuent à la conservation. Malheureusement, lorsque les conditions ne sont pas favorables, une fraction des protéines pourrait être détruite pour former des composés indésirables tels que les putrescines, les cadavérines, etc. Nul besoin de mentionner que ces composés confèrent des odeurs et des saveurs néfastes à la consommation. De plus, ceux-ci nuiront aux contractions du rumen, ce qui se traduira par une baisse de consommation et, par conséquent, une perte de production.

Pour favoriser une bonne conservation, il est payant d’accorder autant d’attention à la date de fauche qu’à la régie lors de la récolte, car sur papier, même si la ration est parfaitement équilibrée quatre chiffres après le point, en réalité, c’est tout de même les vaches qui décideront d’en manger plus ou moins. 

Mario Boivin, M. Sc., agr. La Coop fédérée