Il y a bien longtemps que cette histoire a débuté. Tu m’aimais avant même que je sache que j’allais en faire autant.
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S'abonner maintenantIl paraît que les jeunes désertent la campagne ou passent à la télé pour trouver l’amour. Pas chez nous. Impossible de quitter le 4e Rang. C’est l’amour qui nous y rejoint. Ceci est une histoire d’amour; la mienne, la nôtre. Et maintenant, celle d’une belle petite famille de six.
Il y a bien longtemps que cette histoire a débuté. Tu m’aimais avant même que je sache que j’allais en faire autant. L’histoire d’un gars né dans l’une des rues commençant par N à Brossard, à la fin des années 1970, qui délaisse les lettres pour le 4.

Depuis plusieurs années, on vit d’amour, de stress et de manque de sommeil en raison de trop d’entreprises et de bébés. On ne s’ennuie jamais lors de nos conversations qui se terminent toujours tard avec quelques verres de trop. Je t’aime pour ces routines, ces instants qui se répètent année après année, les baignades dans l’eau gelée du Maine, les premiers froids qui arrivent en même temps que la noirceur et les pyjamas à pattes, les lundis à zieuter Tom Brady, les mardis qui deviennent des vendredis et le dimanche soir où l’on mange de la pizza maison depuis déjà trois générations beauceronnes. Quand les petits dorment enfin, on ouvre nos ordinateurs pour travailler jusqu’à tard, l’un à côté de l’autre, en buvant nos bières mises en canettes le jour même.
Quinze hivers et notre bonheur est intact. Un amour, comme une usine hi-tech, certifié ISO-9001. Ce qui ne nous a pas anéantis nous a seulement rendus plus forts.
Tu es mon cliché, mon meilleur ami, mon amoureux et un père extraordinaire. Tu es surtout la personne que j’admire le plus, pour tout.
Quinze hivers que je t’aime.
Émilie Fontaine, Agrimom