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L’équipe actuelle de la Ferme Pelletier et Fils est en partie composée du stagiaire William Leblond, de l’employé guatémaltèque Darwin Rolando Cortez Médina, de Raphaël Dompierre et des propriétaires Dany Pelletier et Annie Genest. Photo : Gracieuseté de Dany Pelletier

L’équipe actuelle de la Ferme Pelletier et Fils est en partie composée du stagiaire William Leblond, de l’employé guatémaltèque Darwin Rolando Cortez Médina, de Raphaël Dompierre et des propriétaires Dany Pelletier et Annie Genest. Photo : Gracieuseté de Dany Pelletier

Pour stabiliser l’équipe et favoriser la rétention

Trouver et garder de bons employés au sein de la ferme était devenu une tâche épuisante pour Dany Pelletier et sa conjointe, Annie Genest. « Nous n’avions pas été formés en gestion des ressources humaines et le dossier était un peu sur le coin de la table », avoue le copropriétaire de la Ferme Pelletier et Fils. L’entreprise de Saint-Roch-des-Aulnaies, dans Chaudière-Appalaches, avait néanmoins un réel besoin de ­stabiliser son équipe et de maintenir le personnel en place.

Devant cette situation, leur conseillère en transfert d’entreprise agricole, Audrey Dallaire, leur a alors proposé de les accompagner dans leur recherche de solutions pour retenir, mais aussi attirer de nouveaux employés. « Quand on change trop souvent d’employés, ça représente des coûts importants, car on doit les former chaque fois », souligne l’agriculteur. Il faut au moins un an, dit-il, afin qu’un travailleur acquière l’autonomie nécessaire pour effectuer les différentes tâches au sein de l’entreprise. S’il s’agit d’un ouvrier étranger, la barrière de la langue est un autre obstacle à l’efficacité.

Le couple Pelletier peut déjà compter sur le travail à temps plein du père de Dany et d’un employé, Raphaël Dompierre. S’ajoutent un travailleur saisonnier guatémaltèque et deux stagiaires en remplacement d’une employée en congé de maternité pour faire fonctionner la ferme laitière de 150 vaches en lactation sur un troupeau de 270 têtes. « Pour que les choses roulent rondement, il nous faudrait encore trois personnes à temps complet », ajoute Dany Pelletier.

Le début d’un processus

Aidé par Mme Dallaire, le couple a déjà mis en place un horaire de travail mieux adapté aux besoins des employés. « Nous sommes au début du processus et il reste encore d’autres actions à poser telles que définir une échelle salariale en fonction des tâches et de l’expérience et produire un guide de l’employé complet », souligne Dany Pelletier. Selon lui, la motivation d’un travailleur à demeurer au sein de l’entreprise est plus élevée s’il a des possibilités d’avancement et de formations.

Dany Pelletier est conscient que les personnes qui recherchent un emploi manuel peuvent aussi aller vers des entreprises manufacturières. Le défi pour les attirer, au-delà du salaire, est de faire valoir les forces du travail en milieu agricole, notamment la flexibilité des horaires et le bonheur d’être dans un environnement agréable. En misant sur une meilleure rétention de ses ressources humaines, Dany et Annie comptent accroître l’efficacité de la ferme, diminuer le risque d’erreurs et profiter d’une meilleure qualité de vie avec leurs trois enfants. Quand les deux maillons les plus importants de la chaîne sont absents en même temps, il faut pouvoir compter sur une équipe solide, croit l’agriculteur. 

La Ferme Pelletier et Fils a été sélectionnée par le Centre d’emploi agricole de la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches pour représenter le nord de cette région dans le cadre de Ma ferme, mon monde, source d’inspiration en gestion des ressources humaines, une initiative d’AGRIcarrières.