Dans une lettre à son fils, l’auteure promet de ne jamais lui mettre de pression pour reprendre la ferme.
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S'abonner maintenantSe lancer en agriculture, ça doit être un choix bien réfléchi, un choix qui viendra de toi. Si tu en as envie et que c’est la vie que tu souhaites vivre, alors je te promets de te fournir tous les outils qui me sont disponibles pour que tu réussisses. Je te promets de te laisser ta place au sein de notre entreprise lorsque tu seras prêt à venir t’y installer. Je te promets de t’appuyer, de te soutenir quand ça va mal et de t’encourager à faire tes propres essais et erreurs. Plus que tout, je souhaite de tout cœur te voir grandir pour devenir ce que tu veux vraiment être.

Si tu choisis de t’en foutre et de ne pas vraiment avoir d’objectif dans la vie, je te promets d’être toujours là pour te motiver, pour te rappeler que dans la vie, l’important, c’est de faire ce que l’on aime, peu importe ce que c’est, pour te dire qu’exercer un travail que tu adores n’est pas un fardeau, mais une activité à accomplir avec joie, la plupart du temps. J’aimerais que tu saches à quel point vivre de sa passion, avec les gens qu’on aime, c’est la plus belle chose qui soit. J’aimerais que tu saches que la vie que je vis là, que je te fais vivre en ce moment, c’est celle que j’ai choisie, car personne ne me l’a imposée.
Jamais mes parents ne m’ont mis de la pression pour que je reprenne la ferme et je ne veux pas t’en mettre non plus. Jamais ils n’ont brûlé mes ailes. J’ai eu la chance de voyager, d’explorer, d’innover, d’avoir ma place lorsque le temps est venu et je les remercie pour tout ça. Je te souhaite la même chose, mon bonhomme. Jamais je ne brûlerai tes ailes, peu importe où elles te mèneront. Je t’aime.
Annette Santschi, Agrimom