Crédit photo : Agrimom
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantIl est 4 h 40 du matin. Les enfants dorment paisiblement, mon chum est parti à la boucherie. Il y a une petite neige qui tombe et le chien sur le bord de la porte-patio me regarde, l’air de dire : « Mais qu’est-ce que tu fais là? Va donc te coucher! » Je ne suis plus capable de dormir; j’ai la tête pleine. Dans moins d’un mois, c’est Noël. Évidemment, je ne suis pas prête et cette année, je ne le serai probablement pas encore, car on vient d’ouvrir une boutique éphémère au centre-ville de Rouyn, en plus de notre boucherie et de la ferme. Le temps me manque, mais c’est pas grave. Je suis en santé, mon chum et les filles aussi. Je réalise depuis quelques jours combien nous sommes chanceux.

Mais depuis deux semaines, Mireille n’est plus à Rouyn. Elle se bat pour sa santé à Montréal. Au moment d’écrire ces lignes, je crois que ça va bien, elle répond bien aux traitements. Elle nous tient informés par un groupe Messenger qu’elle a créé. C’est encore une autre leçon qu’elle me donne. Dans l’adversité, elle sait voir la vie en couleurs. Elle écrit tous les jours pour donner l’heure juste sur son état. On la sent rire à travers ses propos, ses commentaires et ses photos. Donc, si elle est heureuse et de bonne humeur malgré la maladie, je suis qui, moi, pour me plaindre de mes petits bobos, de mon manque de temps, des saletés sur le plancher ou des filles qui ne veulent pas se coucher?
Merci, Mireille! On a bien hâte que tu sois de retour à Rouyn.
Christel Groulx, Agrimom