La présidente des Agricultrices du Québec, Valérie Fortier, a péri dans un accident d’avion, le 31 août. Photo : Gracieuseté des Agricultrices du Québec
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S'abonner maintenantUn accident d’aéronef a coûté la vie à la présidente des Agricultrices du Québec, Valérie Fortier, en Haute-Mauricie, le 31 août.
Vers 17 h dimanche, bon nombre de témoins présents à l’aérodrome de Casey, en raison d’un événement d’aviation, ont vu s’écraser, peu après le décollage, l’aéronef dans lequel la productrice laitière de 42 ans venait de prendre place. L’incendie qui s’est déclaré par la suite a rapidement été maîtrisé. Deux corps ont été récupérés en soirée, précise la Sûreté du Québec (SQ).
Au moment d’écrire ces lignes, la SQ et le Bureau de la sécurité des transports du Canada menaient des enquêtes afin de déterminer les causes de l’accident.
« Son départ soudain laisse un vide immense que nous peinons encore à mesurer et à comprendre », ont indiqué ses collègues des Agricultrices du Québec par voie de communiqué. Une cellule de crise a été mise en place et du soutien psychologique offert aux gens qui l’ont côtoyée.
Valérie Fortier était une femme avec une grande force de caractère, qui, après le suicide de son conjoint, il y a 12 ans, a continué à s’occuper de la Ferme Miline, de Saint-Valère, dans le Centre-du-Québec, dont elle était copropriétaire avec son père, tout en élevant seule ses trois enfants.
Elle était aussi connue pour sa fougue contagieuse et inspirante. Après 15 ans d’implication syndicale sur les scènes locale, régionale et spécialisée, elle a été élue à la tête des Agricultrices du Québec en 2023.
Sa présidence a été marquée par la réalisation d’une grande campagne sous le thème de la charge mentale, par le lancement d’un outil de calcul sur le travail invisible, par le dossier des haltes-garderies à horaires atypiques et par l’envol pancanadien d’un programme d’équité, de diversité et d’inclusion en milieu agricole. « J’ai toujours pensé que c’est en donnant son opinion qu’on peut faire bouger les choses. C’est ce qui me motive, et c’est ce qui fait que je m’investis pour donner une voix aux milliers d’agricultrices du Québec. Je souhaite qu’on les entende et qu’on les voie pour que les choses évoluent », disait-elle dans une entrevue accordée à l’Union des Agricultrices Wallonnes, en Belgique, en 2024.
D’ailleurs, en juin dernier, pour une deuxième année consécutive, elle a été invitée à une réception organisée par le premier ministre du Québec, François Legault, et sa conjointe. « Ça me remplit de fierté et d’espoir d’être invitée à ce type d’événements, car ça démontre une certaine reconnaissance gouvernementale envers l’apport des agricultrices à la société québécoise, mais également un désir de continuer de faire briller ces femmes dans leur milieu comme à l’extérieur », avait-elle mentionné dans une publication Facebook.
