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Des outils comme le Landsaver 4810, de Kuhn, aident à réduire la compaction tout en préservant la surface du sol, favorisent l'aération, limitent l'érosion et le ruissellement et améliorent l'infiltration d'eau qui aide le sol à retenir l'humidité. Photo : Gracieuseté de Kuhn

Des outils comme le Landsaver 4810, de Kuhn, aident à réduire la compaction tout en préservant la surface du sol, favorisent l'aération, limitent l'érosion et le ruissellement et améliorent l'infiltration d'eau qui aide le sol à retenir l'humidité. Photo : Gracieuseté de Kuhn

Un plan pour modifier les façons de faire en agriculture

À l’automne 2020, le ministre de l’Agriculture du Québec, André Lamontagne, a annoncé le Plan d’agriculture durable (PAD) 2020-2030 visant, notamment, à appuyer les productrices et producteurs agricoles dans leur volonté d’améliorer leur performance en matière d’environnement.

Les changements climatiques et un souci plus grand pour préserver notre santé font entre autres partie des éléments qui invitent à modifier les façons de faire en agriculture, notamment par une réduction de la quantité de pesticides utilisés. De plus, on favorise maintenant le moins de travail de sol possible, ou en surface plutôt qu’en profondeur. 

Dans son message qui accompagnait la présentation du PAD, le premier ministre François Legault décrivait l’agriculture comme « l’un des plus importants moteurs économiques du Québec ». Déjà, il misait sur une plus grande autonomie alimentaire pour faire prospérer ce secteur, et ce, dans le respect de l’environnement. « Nous voulons rassembler tous les acteurs du milieu agricole, tous nos producteurs et toutes nos productrices agricoles, pour diminuer l’empreinte environnementale de l’agriculture, tout en continuant de prospérer. Je suis convaincu qu’en travaillant tous ensemble, nous arriverons à des résultats concrets pour l’environnement et l’économie », écrivait-il pour appuyer l’importance pour le Québec de se doter d’un plan d’agriculture durable.

Les moyens de ses ambitions

De son côté, le ministre de l’Agriculture du Québec, André Lamontagne, annonçait qu’un budget de 125 M$ accompagnerait la réalisation de ce plan pour les cinq premières années afin, comme il le disait, de lui permettre d’avoir les moyens de ses ambitions.

Essentiellement, ce plan, élaboré en concertation avec les acteurs du milieu agricole, veut accélérer l’adoption de pratiques agroenvironnementales « qui tiennent compte des préoccupations sociétales en matière de pesticides ainsi que des engagements liés aux changements climatiques et au développement durable du gouvernement québécois ».

Selon le ministre, le PAD permet de concrétiser l’objectif de la Politique bioalimentaire 2018-2025, Alimenter notre monde, « en contribuant à encourager les approches concertées pour protéger la santé et l’environnement en plus de renforcer l’implantation de pratiques d’affaires responsables ».

Qualifiant le PAD d’ambitieux et de novateur, le ministre promet l’atteinte de résultats concrets et mesurables aux moyens d’actions ciblées en matière d’agroenvironnement. Les productrices et producteurs agricoles sont alors au cœur de l’action en participant à l’implantation de mesures concrètes au sein de leur propre entreprise. Pour y arriver, le PAD mise sur la reconnaissance des efforts mis en place pour changer les pratiques agroenvironnementales, mais aussi sur le développement des connaissances, le transfert des connaissances, la formation et l’accompagnement pour l’adoption de pratiques agroenvironnementales performantes à la ferme.