Il y a un an, Sanimax a signé une entente, devant la Cour, avec la Ville de Montréal et le gouvernement provincial pour réduire les odeurs et inconvénients reliés aux activités de son usine d’équarrissage du secteur Rivière-des-Prairies dès l’été 2025. Photo : Archives/TCN
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S'abonner maintenantLes transformateurs Olymel, Exceldor, duBreton, Groupe Mario Côté et Aliments Asta ont cosigné une lettre adressée au gouvernement Legault dans laquelle ils expriment leurs inquiétudes par rapport au litige qui oppose la Ville de Montréal et Sanimax concernant son usine d’équarrissage dans le secteur de Rivière-des-Prairies.
Les cinq abattoirs québécois signalent qu’un arrêt des activités de cette usine stratégique entraînerait des répercussions importantes sur toute la chaîne agroalimentaire du Québec. Une telle situation les forcerait à ralentir ou à interrompre leurs propres activités, ce qui entraînerait des conséquences jusqu’à l’autre bout de la chaîne, soit du côté des éleveurs de porcs et de volailles, qui ne pourraient plus écouler leur production, soutiennent-ils. Ultimement, cela pourrait mener à des abattages humanitaires massifs, écrivent-ils dans une lettre datée du 27 février, que La Terre a pu consulter.
Rappelons que le même jour, le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, a nommé un médiateur pour dénouer l’impasse entre la Ville de Montréal et Sanimax, qui ne s’entendent pas sur différents éléments, dont le seuil minimal d’odeur à respecter autour des installations d’équarrissage. Le regroupement de transformateurs signataires presse le gouvernement d’évaluer rapidement l’ensemble des mesures nécessaires pour assurer la continuité des activités d’équarrissage à long terme en milieu urbain. L’usine de Sanimax à Rivière-des-Prairies valorise annuellement 460 000 tonnes de résidus de porcs et de volailles.