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S'abonner maintenantLa musique trad québécoise peut compter sur des artistes engagés et inventifs pour la faire grandir et la faire connaître auprès de toutes les générations. Survol des albums récents à découvrir ou redécouvrir sur la plupart des plateformes musicales.
Du trad à saveur rock
Sur son sixième album en 20 ans, le trio De Temps Antan revêt des habits de rockers progressifs des années 1970. À grand renfort d’amplis et de pédales à effets, Éric Beaudry (bouzouki irlandais), Pierre-Luc Dupuis (harmonica) et David Boulanger (violon) se permettent de revamper des classiques comme « Berluton » ou « Le reel des piasses », avec l’envie de connecter toujours davantage avec le public du Québec et au-delà.

Réinventer la bonne chanson
La Fransaskoise Anique Granger et le Québécois Benoît Archambault se plaisent à déterrer des trésors oubliés du répertoire de La Bonne Chanson pour ensuite les réinterpréter (voire les transformer) à leur façon. Le duo explore comment ces chansons pourraient être vécues aujourd’hui, comment elles ont traversé les époques. Résultat : des jumelages de chansons, de nouvelles couleurs, parfois même de nouveaux couplets ou de nouvelles mélodies aux couleurs de la musique traditionnelle et du folk americana.

Énergie brute
Malgré l’utilisation d’instruments acoustiques, une énergie plus brute se dégage de ce sixième album des Grands Hurleurs. S’appuyant sur la basse festive de Simon Lepage, le groupe de Lanaudière plonge tête baissée dans le rock, le bluegrass, la podorythmie et les reels pour poursuivre la noble mission de faire danser. Son chef de file, Nicolas Pellerin, en profite – avec bonheur et talent – pour ajouter à des pièces d’anthologie quelques couplets de son cru.

Trad fusion
En marge des tendances actuelles de la musique traditionnelle québécoise, le duo Cool Trad se voue à mettre de l’avant les textes et la poésie des anciens, soutenus par une musique aux frontières du jazz. Avec son fidèle acolyte Frédéric Samson, Nicolas Boulerice propose 12 chansons composées dans le droit fil de la tradition orale nord-américaine, à l’enrobage inspiré du cool jazz et du mouvement beatnik des années 1950.

L’époque des cabarets
Yves Lambert, icône de la musique traditionnelle québécoise, rend ici un hommage bien senti en sept chansons à la musique du Québec des années 1930 et aux vedettes du temps qui ont égayé les nuits des cabarets de Montréal. Les morceaux choisis témoignent de l’imaginaire et de l’humour de cette époque pour aborder des thèmes comme l’amour, la folie et la mort, le tout avec un immense respect de l’approche lyrique.

Ralentir le temps
Armés simplement d’un violon baroque et d’un piano droit, Alexis Chartrand et Cédric Dind-Lavoie réinterprètent avec douceur et délicatesse plusieurs airs du répertoire québécois et acadien. Ils se permettent parfois même d’en ralentir le tempo pour en faire émaner toutes les subtilités et les nuances. Un album à déguster, les yeux fermés et les écouteurs aux oreilles, en attendant l’arrivée de la visite. Ou après son départ.

Pour les petits et grands
Cette belle initiation à la musique traditionnelle québécoise est tirée d’un spectacle destiné au jeune public. À travers un amusant voyage rempli de chansons comme le « Reel du tapage » ou « Domino Dominic », le joyeux trio de Bon Débarras explique dans le plaisir les fondements de ce style musical issu de nos racines. Du même coup, il fournit un prétexte à toute la famille pour giguer, taper des mains et chanter en chœur.

Un secret mal gardé
Membre fondateur du trio Genticorum, Yann Falquet a patiemment assemblé pour son premier album solo une courtepointe toute personnelle de chansons traditionnelles obscures. Mises bout à bout, elles forment un récit cohérent de désir, d’amour et de perte où les personnages cherchent leurs bien-aimés à travers champs, mers, montagnes et rêves. De bien belles histoires racontées sur des airs d’harmonium, de cuivres, de cordes et de pedal steel.

Devoir de mémoire
Le quatuor D’Accoutumée fait son devoir de mémoire avec son premier album en immortalisant des mélodies et des refrains rapportés de la Gaspésie, de la Beauce, du Bas-du-Fleuve et, bien sûr, de Lanaudière, sa région d’origine. Dans la pure tradition des soirées d’antan, en mettant violon et accordéon à l’honneur, il raconte tout en humour des histoires d’amour et d’alcool qui donnent envie de taper du pied en bonne compagnie.

Retour en force
La Bottine Souriante est revenue en force l’an dernier avec un album empli de cuivres tonitruants, de rythmes percutants, d’accordéon à boutons, d’airs de danse à base de violons et d’harmonies vocales à couper le souffle. À sa façon bien à lui, il lance le party avec une chanson à répondre classique – « Tralala! » – avant de rendre un bel hommage à Tex Lecor – « P’tit Bal de chez Jos Brûlé » –, puis de conclure avec la chanson « Pour oublier » de Gilles Vigneault. La tradition québécoise à l’honneur.
