fbpx
Cette poignée de main entre André Cécyre, président du Salon de l’agriculture, et Simon Giard, président de la Société d’agriculture de Saint-Hyacinthe, scelle la transaction qui vient d’être conclue entre les deux organisations. Photo : Ariane Desrochers/TCN

Cette poignée de main entre André Cécyre, président du Salon de l’agriculture, et Simon Giard, président de la Société d’agriculture de Saint-Hyacinthe, scelle la transaction qui vient d’être conclue entre les deux organisations. Photo : Ariane Desrochers/TCN

Le Salon de l’agriculture vendu à la Société d’agriculture de Saint-Hyacinthe

SAINT-HYACINTHE — Courtisé par différents acquéreurs potentiels, le Salon de l’agriculture accepte l’offre d’achat de la Société d’agriculture de Saint-Hyacinthe afin de s’assurer que l’événement reste dans cette ville. La transaction, qui inclut également Expo-Champs et le Gala Cérès, se concrétisera à compter du 1er février.

Aucun changement ne sera visible à court terme, affirme le président du conseil d’administration (CA) de la Société d’agriculture, Simon Giard. Tout sourire, celui-ci qualifie l’acquisition de « mariage naturel » étant donné que les deux organismes partagent la même mission et la même clientèle. « Évidemment, il va y avoir une synergie, une efficacité à aller chercher dans l’organisation de ces événements-là à moyen terme », précise-t-il. Mais pour l’instant, les employés du Salon de l’agriculture conservent leur emploi.

Une certaine amertume

« Cette cession ne se fait toutefois pas sans une certaine amertume, admet le président du CA du Salon de l’agriculture, André Cécyre. Je me sens comme un père qui cède sa terre à son fils. » Du bonheur, de la nostalgie et un peu d’inquiétude le tiraillaient au moment de l’annonce du 7 novembre.

M. Cécyre reconnaît que la fatigue a joué dans la décision des membres vieillissants de son CA. Après 32 ans de Salon et 20 ans d’Expo-Champs, ceux-ci ressentaient le besoin d’entreprendre une réflexion stratégique afin d’effectuer une planification pour la prochaine génération.

L’intérêt d’acquéreurs canadiens, dont l’identité doit rester confidentielle, a poussé les responsables du Salon de l’agriculture à se tourner vers leurs proches collaborateurs de la Société d’agriculture de Saint-Hyacinthe. « On est des Maskoutains. Pour nous autres, que le Salon passe aux mains d’autres acquéreurs, même à des conditions plus avantageuses, c’était impensable! » affirme André Cécyre.

Le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil, lui-même producteur, a d’ailleurs mis son grain de sel en demandant aux deux organisations de faire un effort pour mettre leurs forces en commun. « Je suis extrêmement fier de garder nos deux piliers forts de l’agriculture qui vont continuer à rayonner à partir de notre technopole agroalimentaire », mentionne le maire Corbeil.