Sur les 12 résolutions étudiées par la relève agricole, l’une demande plus de transparence au gouvernement au sujet des nouveaux règlements imposés aux agriculteurs. Photo : Martin Ménard/TCN
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S'abonner maintenantOrford – Difficile de s’y retrouver dans la panoplie de règlements qui régit l’agriculture au Québec, surtout en environnement. C’est ce que déplorent les membres de la Fédération de la relève agricole du Québec, qui demandent davantage de transparence aux instances gouvernementales.
Réunis lors de leur 44e congrès annuel à Orford, en Estrie, les 12 et 13 mars, les délégués ont souligné que la réglementation en environnement est changeante, que les amendes, lorsqu’il y a des infractions, sont salées et que les normes sont déjà parmi les plus sévères en Amérique du Nord.
Tant les changements de réglementation pour le bien-être animal que les changements réglementaires pour l’environnement affectent de nombreux secteurs agricoles, et les changements demandés exigent des ajustements et des investissements majeurs des producteurs. Tant qu’à subir ces règlements, la relève veut en être clairement informée. Elle réclame des ministères de l’Agriculture (MAPAQ) ainsi que de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs d’offrir des formations et de l’accompagnement lors des changements réglementaires, afin de mieux outiller les producteurs.
« Dans ma région, le MAPAQ fait une super bonne job. Si on les invite lors d’une journée grandes cultures, ils viennent faire des présentations sur les nouveaux programmes et sur les règlements, mais l’environnement, on ne les entend jamais parler », a précisé au micro l’agriculteur Raphaël Grenier-Damphousse, de la Mauricie.
Des membres de la relève ont également signalé que certaines institutions scolaires en agriculture avaient enlevé de leur cursus les cours obligatoires touchant à l’aspect réglementaire. Le congrès demande à ses dirigeants de faire pression sur les institutions d’enseignement et sur les ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur pour qu’ils offrent des programmes en agriculture qui incluent une formation sur la réglementation.