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La Ferme Coopérative Agricola produit 260 paniers par semaine. Photo : Facebook/La Ferme Coopérative Agricola

La Ferme Coopérative Agricola produit 260 paniers par semaine. Photo : Facebook/La Ferme Coopérative Agricola

Le Prix de la relève décerné à une ferme coopérative

Les quatre membres de la Ferme Coopérative Agricola ont remporté la 7e édition du Prix de la relève agricole décerné par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), le 10 novembre. Nathalie Childs, Hannah Hunter, Heather Syposz et Caleb Langille se sont ainsi vu attribuer une bourse de 7 500 $.

« On se sent chanceux, fiers et émus. On est à notre quatrième année de production, alors c’est une belle reconnaissance de ce qu’on a bâti à date et pour ce qu’on prévoit faire à l’avenir », a indiqué Nathalie Childs.

Certifiée Ecocert, la ferme située à Papineauville, en Outaouais, est spécialisée dans la production de paniers de légumes biologiques, d’asperges et de fleurs coupées. Sa particularité? L’écoresponsabilité environnementale. La coopérative de travailleurs produit 260 paniers par semaine, approvisionne un marché public et tient un kiosque à la ferme. Pour éviter au maximum le gaspillage alimentaire, les retours du marché public sont distribués au centre alimentaire local Alliance alimentaire de Papineau, qui les transforme ou les distribue directement à la population locale. En 2021, ils ont fait don de 750 kg de produits à l’organisme.

Les producteurs cultivent 4,45 hectares et ne visent pas à accroître cette superficie pour l’instant, mais ils souhaitent optimiser ce qu’ils font déjà. Ils construisent trois autres serres grâce au programme du MAPAQ pour les projets serricoles, afin de gagner en efficacité et d’étendre la production dans la saison. Le quatuor souhaite également développer un projet de paniers solidaires, soit des paniers à plus faibles coûts pour des gens à faibles revenus, avec des organismes communautaires de la région.

Modèle coopératif

La force de cette équipe, selon Nathalie Childs? Le modèle coopératif, qui permet de gérer la ferme en fonction des forces de chacun. « On a des membres de l’équipe très cartésiens, qui sont dans les détails au jour le jour, alors que d’autres voient grand, avec de grands projets. Il y a d’autres membres qui sont plus dans l’humain, avec les relations avec les clients ou les ressources humaines. Le fait d’être en coop nous permet de travailler dans le domaine dans nos compétences au lieu de devoir tout faire, ce qui est le cas dans plusieurs petites entreprises agricoles », explique-t-elle.

Le quatuor est actuellement en discussions pour intégrer d’autres membres dans la coop, ce qui bonifierait la qualité de vie des membres actuels et la durabilité de l’entreprise.   

Le Québec choisi pour sa communauté

Les quatre amis se sont rencontrés en 2006, alors qu’ils terminaient des études universitaires en philosophie et en littérature à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Hannah et Nathalie venaient d’Ottawa, alors que Heather et Caleb venaient du Nouveau-Brunswick. Bien qu’aucun d’eux n’avait étudié en agriculture, ils avaient le désir de vivre ensemble et de tenter l’expérience agricole. Ils ont fait des stages et du wwoofing (travailler bénévolement à la ferme en échange du gîte) dans des fermes du Canada et du Québec pendant six ans avant de faire appel à L’Arterre et de décider de déposer leurs valises. « Les dernières années, on travaillait tous dans des fermes au Québec, mais on a aussi vu un climat de soutien tellement différent ici, au Québec, qu’ailleurs au Canada et oui, c’est en partie à cause des programmes financiers, mais il y a tellement d’innovation et de partage entre maraîchers bio », dit-elle.