Photo : Christinne Muschi/ La Presse Canadienne
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S'abonner maintenantLes contrecoups du glissement de terrain survenu à Sainte-Monique, dans le Centre-du-Québec, le 21 mai, se font de plus en plus sentir pour les producteurs agricoles qui se trouvent à proximité. La fédération régionale de l’Union des producteurs agricoles (UPA) demande au gouvernement d’agir.
La catastrophe naturelle, qui a eu lieu dans le rang du Haut-de-l’Île, a non seulement emporté la maison d’un citoyen, mais également environ quatre hectares de terres cultivables appartenant à deux producteurs agricoles ainsi qu’une portion de la route municipale. La disparition de cette route force certains producteurs à effectuer de longs détours pour se rendre dans leurs champs, de l’autre côté de l’énorme fossé, compliquant les semis et, éventuellement, la récolte.
Comme il s’agit du deuxième sinistre du genre à frapper cette région et que les dépenses des producteurs touchés ne sont pas admissibles au Programme général d’assistance financière d’urgence, la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec interpelle le gouvernement. « Les cas récents à Sainte-Monique ne sont malheureusement que deux exemples parmi plusieurs autres que nous observons dans la région. Une partie considérable du Centre-du-Québec est en zone sensible », explique la présidente, Julie Bissonnette.
« Comme les programmes d’aide présentent encore plusieurs zones grises en ce qui concerne le secteur agricole, nos membres se retrouvent souvent sans appui clair dans des situations d’urgence, alors qu’ils doivent réagir rapidement pour protéger leur production – qu’il s’agisse d’animaux ou de cultures vivantes. »
Dans un communiqué, la Fédération demande notamment au gouvernement que les pertes agricoles réelles, les impacts opérationnels ainsi que les coûts liés à des travaux de relocalisation des terres cultivables soient pris en compte.