Prévention 13 mars 2026

L’usure en cause dans l’accident d’un producteur écrasé par un épandeur

Selon les conclusions de l’enquête de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail du Québec (CNESST), dévoilé le 12 mars, la mort d’un agriculteur écrasé sous le poids d’un épandeur à engrais, à la Ferme Holdream, l’été dernier, est notamment dû à de l’usure excessive d’une composante de l’attelage qui reliait le tracteur et l’équipement. 

Le 27 juin 2025, le producteur de Saint-Honoré-de-Shenley, dans Chaudière-Appalaches, devait épandre de l’engrais dans un champ de maïs. Après une réparation sur le tirant de relevage de l’attelage trois points du tracteur, le producteur s’est penché sous l’échelle de l’épandeur pour faire une vérification avant sa remise en service. Le tirant de relevage gauche a soudainement cédé sous le poids de l’équipement, qui a chuté sur lui. Les secours ont été appelés sur les lieux où le décès de l’agriculteur a été constaté.

Selon la CNESST, deux causes expliquent l’accident. D’une part, l’usure excessive de composantes sur le tirant gauche – des filets de la tige et de la chape du tirant – qui reliait le tracteur et l’épandeur. D’autre part, l’épandeur était uniquement soulevé par l’attelage trois points du tracteur. La présence d’un support additionnel aurait protégé la victime de la défaillance du tirant de relevage. L’organisme met d’ailleurs en garde les agriculteurs de ne jamais aller sous un équipement soutenu uniquement par un attelage trois points.

Pour éviter un tel accident, la CNESST préconise une inspection et un entretien régulier des composantes de l’attelage trois points. En cas de bris inhabituel ou d’usure d’une composante, il faut immédiatement la remplacer par une nouvelle composante qui respecte les spécifications du manufacturier. Lors d’une intervention sur ce type d’attelage, l’organisme rappelle que le tracteur doit être stationné sur une surface horizontale, que l’attelage trois points doit être abaissé afin qu’il repose sur le sol ou sur des supports de capacité suffisante et bien placés, que le moteur et les pièces mobiles doivent être arrêtés avant d’intervenir sur l’équipement.

Photo : CNESST