Prévention 24 avril 2026

La chute mortelle d’un TET attribuable à l’absence de garde-corps

Le décès d’un travailleur étranger temporaire (TET), le 7 octobre 2025, sur le chantier de construction d’un bâtiment agricole de Saint-Elzéar, dans Chaudière-Appalaches, aurait pu être évité si les mesures de prévention adéquates avaient été déployées.

Le jour de l’accident, le travailleur, employé de l’entreprise Lait porc M.C., est allé prêter main-forte à un autre travailleur sur le chantier de construction d’une nouvelle étable sur le site. Les deux hommes s’affairaient à installer un madrier sur la frise de la toiture du nouveau bâtiment. Pour ce faire, ils utilisaient une plateforme élévatrice motorisée de personnel, munie d’un plancher latéral externe exempt de garde-corps. La victime a perdu pied et fait une chute fatale de 2,9 mètres.

Dans son rapport dévoilé le 21 avril, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) conclut que « la planification, la communication, l’exécution et le contrôle des travaux sur le chantier étaient déficients en matière de santé et de sécurité ». L’accident aurait ainsi pu être évité, selon elle, si le travailleur était demeuré à l’intérieur des garde-corps de la plateforme élévatrice motorisée, ou si le plancher latéral installé devant cette dernière avait aussi été ceinturé d’un garde-corps, ce qui n’était pas le cas. Elle mentionne par ailleurs que la victime n’était pas autorisée à travailler sur le chantier, étant employé par la ferme Lait porc M.C. et non par l’entreprise embauchée en sous-traitance pour faire les travaux de construction de la nouvelle étable. Elle recommande à cet effet aux entreprises d’assurer un contrôle de l’accès au chantier de construction. 

Le fabricant de la plateforme latérale a également été contacté afin de modifier le mode d’emploi, pour éclaircir ses recommandations de sécurité encadrant l’utilisation de plateforme latérale ajoutée aux plateformes élévatrices
motorisées.