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En 50 ans, la production avicole québécoise a vu ses fermes passer d’élevages artisanaux à entreprises modernes. Photo : Archives/TCN

En 50 ans, la production avicole québécoise a vu ses fermes passer d’élevages artisanaux à entreprises modernes. Photo : Archives/TCN

Volailles : 50 bougies soufflées en pleine année COVID

En ce 23 décembre, les Éleveurs de volailles du Québec célèbrent les 50 ans de la signature de leur plan conjoint dans le contexte bien particulier de la pandémie de COVID-19. « Cette crise montre de manière encore plus évidente la pertinence d’agir en groupe pour mieux faire face aux défis et aux situations difficiles », souligne leur président Pierre-Luc Leblanc.

Si les célébrations « en présentiel » devront être reportées en 2021, l’organisation a tenu à souligner le chemin parcouru depuis 1970. « La mise en marché collective et le modèle de gestion de l’offre nous ont permis de prospérer et de réinvestir dans nos fermes. Nous sommes passés de petites productions artisanales à des productions modernes bien positionnées sur le plan national et aptes à défendre leurs intérêts sur le plan international », souligne M. Leblanc.

Des valeurs familiales à préserver

L’un des défis des prochaines années sera de préserver le caractère familial des  fermes avicoles, dont 94 % sont encore dirigées par des éleveurs se transmettant l’entreprise de génération en génération. « C’est enraciné dans nos valeurs, mais également dans celles de nos consommateurs », confie le président des Éleveurs, qui reconnaît que les enjeux sont nombreux pour y arriver, avec notamment l’arrivée de joueurs importants qui investissent dans le secteur. « Il faudra trouver un modèle et des règles équitables pour tous, afin que tant les petits que les gros trouvent leur place, dit-il. Ce sera sûrement un défi qui nous occupera encore pour les 50 prochaines années. » 

La filière parvient à limiter les poulets en attente

Le ralentissement des activités à l’usine d’Exeldor de Saint-Anselme, en Chaudière-Appalaches, en raison d’une éclosion de COVID-19 chez les employés, au début décembre, n’a pas eu d’impact majeur sur la quantité de poulets en attente dans les élevages, selon le président des Éleveurs de volailles du Québec, Pierre-Luc Leblanc.

« Nous étions prêts et nous avons pu rapidement rediriger les poulets vers d’autres abattoirs, » explique-t-il, précisant qu’en mars, un comité avait été mis sur pied pour évaluer en temps réel les capacités d’abattage de tous les abattoirs de la province, ce qui a permis à la filière avicole de réagir rapidement.

Au moment de mettre le journal sous presse, il y avait environ 60 000 poulets en attente, une situation que M. Leblanc estime normale. Du côté d’Exceldor, on indique que la production de l’usine de Saint-Anselme maintient un rythme relativement ­normal de production malgré la situation, avec 175 000 oiseaux transformés sur une capacité quotidienne de 195 000. En date du 16 décembre, le porte-parole Jordan Ouellet rapportait un total de 110 cas confirmés de COVID-19 chez les employés de l’usine, dont 47 toujours actifs, et 63 employés rétablis.