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Divers cas d’abus de TET ont été rapportés ces derniers jours au Québec. Photo : Shutterstock

Divers cas d’abus de TET ont été rapportés ces derniers jours au Québec. Photo : Shutterstock

Près de 59 M$ pour assurer la sécurité des TET 

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau a annoncé lors de son point de presse du 31 juillet des investissements de 58,6 M$ pour assurer la sécurité des travailleurs étrangers temporaires (TET) et améliorer leur milieu de vie.

Cette annonce fait suite au rapport dans les médias de différents cas d’abus de TET au Québec ces derniers jours et aux nombreux cas de COVID-19 rapportés chez des travailleurs au sud de l’Ontario, notamment parce que les installations sont mal adaptées.

À cet effet, trois programmes différents seront déployés. Le premier, de l’ordre de 35 M$, servira à soutenir les producteurs agricoles qui embauchent un grand nombre de TET et qui doivent investir pour sécuriser leur site en temps de pandémie, notamment avec l’ajout d’équipements de protection ou le réaménagement des logements. En entrevue avec La Terre, la ministre fédérale de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, précise que les détails entourant ce programme et les critères d’admissibilité seront déterminés au cours des prochaines semaines.

Une somme de 16,6 M$, par ailleurs, servira à doubler le nombre d’inspections, surtout dans les fermes, afin de s’assurer de la sécurité des travailleurs, et que des suivis rigoureux soient effectués. L’argent servira aussi à faciliter le système de dénonciation sur la ligne 1-800 du gouvernement du Canada, en cas d’abus, notamment par l’ajout de personnel pour répondre au téléphone et par l’embauche d’intervenants qui parlent espagnol.

Finalement, le gouvernement octroiera 7,5 M$ à des organismes tels que la Fondation des entreprises en recrutement de main-d’œuvre agricole étrangère (FERME) pour les aider à mieux accompagner les travailleurs et à leur rappeler leurs droits et leurs recours.

« La grande majorité des agriculteurs sont de bons employeurs, mais il existe des délinquants. Nous devons prendre des mesures pour nous assurer de la sécurité de nos travailleurs », soutient la ministre Bibeau.

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