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Maxime Bernier était venu à l’UPA pour assurer que son parti allait défendre la gestion de l’offre juste avant la conclusion du Partenariat transpacifique et avant la dernière élection fédérale à l’automne 2015. Crédit photo : Archives/TCN

Maxime Bernier était venu à l’UPA pour assurer que son parti allait défendre la gestion de l’offre juste avant la conclusion du Partenariat transpacifique et avant la dernière élection fédérale à l’automne 2015. Crédit photo : Archives/TCN

Maxime Bernier veut mettre fin à la gestion de l’offre

En entrevue à Sun Media, le candidat à la chefferie du Parti conservateur Maxime Bernier a laissé savoir qu’il mettrait fin au système canadien de gestion de l’offre s’il est élu comme chef dans un an et éventuellement comme premier ministre en 2019.

La gestion de l’offre entraîne selon lui des coûts plus importants pour les consommateurs. Il a aussi plaidé pour une fin des subventions aux entreprises, comme celle qui est envisagée pour Bombardier.

Maxime Bernier n’a pas voulu s’expliquer en français avec la Terre sur sa position concernant la gestion de l’offre, mais a mentionné qu’il ferait une annonce plus tard dans sa campagne, n’ayant rien à ajouter pour le moment aux propos publiés par Sun Media.

Rappelons que Maxime Bernier a déjà plaidé pour une défense « intégrale » de la gestion de l’offre et que son parti l’avait même désigné pour porter ce message au conseil général de l’Union des producteurs agricoles (UPA) pendant la dernière campagne électorale. « Nous avons toujours à cœur la gestion de l’offre », avait alors déclaré Maxime Bernier.

Ce changement de position a été qualifié de « virage à 180 degrés » par le président de la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches, Paul Doyon, qui ajoute que les propriétaires des 1 420 fermes sous gestion de l’offre de sa région sont déçus des propos du député beauceron. Paul Doyon rappelle le « chaos » qui règne sur le marché mondial du lait. « Maxime Bernier a déjà qualifié les producteurs qui tiennent à la gestion de l’offre d’illettrés économiques. S’il mettait de côté un instant son utopie libertarienne et qu’il prenait le temps de compter, M. Bernier comprendrait que la fin de la gestion de l’offre entraînerait des conséquences désastreuses sur la rentabilité de milliers d’entreprises agricoles et sur l’économie de nos régions rurales », lance Paul Doyon, qui rappelle que la production de lait génère 22 050 emplois directs, soit plus qu’Hydro-Québec ou que Bombardier.