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L’autonomie des chercheurs constitue aussi un enjeu important pour les membres de la commission et sera considérée tout au long des consultations. Crédit : Archives/TCN

L’autonomie des chercheurs constitue aussi un enjeu important pour les membres de la commission et sera considérée tout au long des consultations. Crédit : Archives/TCN

L'usage des pesticides étudié par les parlementaires

À Québec, les 13 députés membres de la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles (CAPERN) ont voté à l’unanimité en faveur de la tenue d’une commission parlementaire sur l’utilisation des pesticides en agriculture.

C’est ce qu’a annoncé le péquiste Sylvain Roy en conférence de presse le 28 mars, le député à l’origine de cette initiative.

« Le but, c’est de mettre sur pied une commission pour faire toute la lumière sur les pratiques agricoles au Québec et, potentiellement, permettre une transition économico-environnementale de l’agriculture, mais sans porter atteinte à la profitabilité des entreprises », a indiqué M. Roy.

Plus précisément, la commission évaluera, selon le libellé du mandat, « les impacts des pesticides sur la santé publique et sur l’environnement ainsi que les pratiques de remplacement innovantes accessibles et à venir dans les secteurs de l’agriculture et de l’alimentation, et ce, en reconnaissance de la compétitivité du secteur agroalimentaire québécois ».

« Il n’est absolument pas question de rendre la vie misérable aux agriculteurs. Ils ont déjà pas mal de défis à relever. On sait que le taux de suicide chez les producteurs est deux fois plus élevé que celui de la population en général. Donc, pas question de porter atteinte à la profitabilité. […] Par contre, les gens veulent savoir ce qu’ils ont dans leur assiette », poursuit M. Roy.

L’autonomie des chercheurs constitue aussi un enjeu important pour les membres de la commission et sera considérée tout au long des consultations.

Les travaux débuteront sous peu, a mentionné le député.

L’Union des producteurs agricoles (UPA), appuyée par Équiterre et la Fondation David Suzuki, réclamait récemment la mise en place de cette commission au gouvernement. L’UPA se dit satisfaite du mandat. « Il permet d’aborder l’ensemble du sujet, plus particulièrement les impacts et les solutions de remplacement, tout en reconnaissant l’enjeu de compétitivité dans lequel les agriculteurs évoluent », souligne le porte-parole de l’organisme, Patrice Juneau.