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Les Producteurs et productrices acéricoles du Québec estiment que le Québec devrait avoir besoin d’un total de 168 millions d’entailles en 2080, d’où l’importance, disent-ils, de protéger 36 millions d’entailles en forêt publique et non d’y couper les érables. Photo : Martin Ménard / Archives TCN

Les Producteurs et productrices acéricoles du Québec estiment que le Québec devrait avoir besoin d’un total de 168 millions d’entailles en 2080, d’où l’importance, disent-ils, de protéger 36 millions d’entailles en forêt publique et non d’y couper les érables. Photo : Martin Ménard / Archives TCN

Les acériculteurs demandent 36 millions d’entailles au ministère des Forêts

En réponse au ministère québécois des Forêts qui les invitait à être plus précis dans leurs revendications, les acériculteurs demandent d’arrêter les coupes forestières sur une superficie de près de 240 000 hectares en forêt publique afin de protéger précisément 36 millions d’entailles.

Dans un communiqué diffusé le 11 février, les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ) calculent que le Québec aura besoin d’un total de 168 millions d’entailles en 2080 afin de répondre au marché mondial du sirop  d’érable. Il s’agit de 120 millions d’entailles de plus que les 50 millions exploitées actuellement dans l’ensemble du Québec. Or, les PPAQ prévoient que 30 % de ces nouvelles entailles se trouveront en forêt publique, d’où leur requête de protéger 36 millions d’entailles.

Le directeur des communications au cabinet du ministre des Forêts, Michel Vincent, mentionne à La Terre qu’une rencontre a eu lieu le 11 février entre les représentants du cabinet et les PPAQ en lien avec leur demande. « Les discussions se poursuivent », indique M. Vincent, sans pouvoir en dire davantage.

Plusieurs intéressés

Rappelons que les PPAQ dénoncent depuis quelques années les coupes forestières dans les érablières de l’État, estimant que cela nuira aux acériculteurs qui désirent augmenter à moyen et long terme leur production de sirop.

En entrevue avec La Terre la semaine dernière, le ministre des Forêts, Pierre Dufour, soulignait que les acériculteurs ne sont pas les seuls à vouloir exploiter les forêts de l’État. Les compagnies forestières, les chasseurs, les environnementalistes, etc., veulent également leur part du gâteau.