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Ci Lauzon s’oppose à l’entente de libre-échange du Partenariat transpacifique.

Ci Lauzon s’oppose à l’entente de libre-échange du Partenariat transpacifique.

JiCi Lauzon dans la peau du politicien… et pour la gestion de l’offre

Après s’être payé la tête des politiciens pendant des années, l’humoriste JiCi Lauzon a décidé de se mettre dans leur peau. Il est candidat pour le Parti vert dans la circonscription agricole de Pierre-Boucher–Les Patriotes–Verchères. Aujourd’hui écologiste, il dit soutenir la gestion de l’offre et s’oppose à l’accord commercial dans la zone Asie-Pacifique pour des raisons alimentaires.

« Faut pas que ça passe », martèle-t-il en entrevue téléphonique. Il croit que ce genre d’accord favorise avant tout le panier le moins cher. Or, dit-il, ce panier est loin d’être écologique.

« Le Parti vert veut une agriculture de proximité, explique-t-il. Les fraises de l’autre bout du monde, faut arrêter ça. On veut encourager les marchés publics. Le Parti vert est bien placé pour aider les petits producteurs et réduire la dépendance aux pesticides. »

Pas de langue de bois

La langue de bois n’a pas remplacé l’humour dans la bouche du nouveau politicien. L’homme, indigné depuis la première heure par le projet de port méthanier Rabaska à Lévis, dit entrer en politique par les « voies maritimes ». Il rappelle d’ailleurs avoir été « porteur d’eau » pour la Coalition Eau Secours. Âgé de 61 ans depuis quelques jours, il dit être en pleine forme et pense le demeurer parce qu’« y a bien des escaliers » à la Chambre des communes.       

Plus sérieusement, JiCi Lauzon veut devenir député par conviction, car il est certain qu’il y a « urgence d’agir » en environnement « bien avant autre chose ». Inscrit récemment à un cours sur le développement durable à l’Université Laval, il dit être sorti « littéralement atterré » d’une conférence sur les effets dévastateurs des néonicotinoïdes. De même, il est visiblement horrifié par l’usage des herbicides en agriculture, rapportant des « histoires assez tragiques » sur la culture des bleuets au Nouveau-Brunswick.

« En agriculture, j’ai l’impression qu’on peut à peine tout dire parce que c’est inquiétant », affirme-t-il.

JiCi accepterait volontiers d’être le porte-parole des Verts en matière agricole. Juste avant le début de la campagne électorale, il a reçu dans sa circonscription la chef de son parti, Elizabeth May, qui a dévoilé quelques éléments de sa politique agricole. JiCi dit aussi suivre une formation accélérée en agriculture, notamment en s’appuyant sur  les écrits de Roméo Bouchard, fondateur de l’Union paysanne.

« On est dans une révolution verte et il y a une économie verte qui pointe à l’horizon », prédit-il.