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À l'avant-plan, Marcel Groleau, président UPA, et Paul Doyon, président UPA Chaudières-Appalaches. Crédit : Étienne Dupuis

À l'avant-plan, Marcel Groleau, président UPA, et Paul Doyon, président UPA Chaudières-Appalaches. Crédit : Étienne Dupuis

« Je m’engage à ne pas toucher à la gestion de l’offre » – Maxime Bernier

SAINTE-MARIE – « Sur la route de Bernier, il y a nous forts et unis », ont scandé les quelque 1 200 personnes qui se sont réunies, ce matin, à Sainte-Marie de Beauce, devant le bureau de circonscription du ministre d’État à l’Agriculture, Maxime Bernier.

Les manifestants souhaitaient réitérer leur appui au député conservateur dans la défense de la gestion de l’offre, mais également lui rappeler qu’ils le surveillaient de près.

Présent sur les lieux, le député conservateur a été interpellé par les nombreux intervenants du milieu agricole qui ont pris la parole. « Monsieur Bernier, je vous ai vu traverser votre circonscription à la course. Si vous avez fait ça pour votre comté, je m’attends à ce que vous fassiez le même effort pour les producteurs, a lancé le président de l’UPA, Marcel Groleau. Ils ont besoin de vous. »

Un agriculteur venu de Sainte-Anne-des-Plaines a d’ailleurs remis symboliquement les clés d’une centaine fermes de sa région. Selon Réal Gauthier, les propriétaires de ses entreprises sont inquiets de devoir mettre la clé dans la porte de leur entreprise si la gestion de l’offre tombe.

« Vous pouvez gardez les clés, ne soyez pas inquiets, a indiqué Maxime Bernier sous les cris de la foule. Je m’engage à ne pas toucher à la gestion de l’offre. » Répondant à une question sur la brèche qui a été créée dans la gestion de l’offre avec la concession sur les fromages fins dans le cadre de l’entente avec l’Union européenne, le ministre a affirmé que le mandat des négociateurs du Partenariat transpacifique était de protéger les piliers de la gestion de l’offre.

« Les produits étrangers représentent 8 à 10% de notre marché et les producteurs nous disent que c’est assez, a ajouté Maxime Bernier. On les comprend très bien. »