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Le président de l’UPA, Marcel Groleau, demande au fédéral de mettre en place une cellule de crise afin que les TET attendus cet hiver et ce printemps puissent arriver à temps dans les fermes du Québec. Photo : Caroline Morneau / TCN

Le président de l’UPA, Marcel Groleau, demande au fédéral de mettre en place une cellule de crise afin que les TET attendus cet hiver et ce printemps puissent arriver à temps dans les fermes du Québec. Photo : Caroline Morneau / TCN

Craintes de ratés pour la venue des travailleurs étrangers en 2022

Des problèmes informatiques à Service Canada ralentiraient considérablement depuis le mois d’août le traitement des demandes de documents requis pour la venue des travailleurs étrangers temporaires (TET). Si bien que les acteurs du milieu agricole craignent des ratés pour la saison maraîchère 2022 « pires qu’au début de la pandémie ».

« Comme [les TET] avaient déjà tous les documents [dont ils avaient besoin] en main [au début de la pandémie], ils sont arrivés avec un certain retard, mais ils sont quand même arrivés. Là, on est dans une situation où on ne sait pas s’ils vont pouvoir arriver. C’est vraiment sérieux », s’est inquiété le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau, lors d’un point de presse tenu le 28 octobre, en compagnie Sylvain Terrault, président de l’Association des producteurs maraîchers du Québec (APMQ) et de Martin Gibouleau, président du conseil d’administration de la Fondation des entreprises en recrutement de main-d’œuvre agricole étrangère (FERME).

Concrètement, 900 demandes non traitées d’études d’impact sur le marché du travail (EIMT) – un document requis pour que les travailleurs puissent ensuite obtenir leur permis de travail – se seraient accumulées depuis le mois d’août pour le Québec, ce qui touche 4 000 TET. Des centaines d’autres demandes, explique M. Groleau, s’ajouteront dans les prochaines semaines en vue du printemps, puisque le processus complet pour faire venir de la main-d’œuvre s’échelonne normalement sur sept mois. Or, l’UPA, l’APMQ et FERME craignent que la situation actuelle retarde toutes les autres étapes du processus.

« On se fait dire depuis le mois d’août que ça va se régler et ça ne se règle pas », s’impatiente Marcel Groleau, dont l’organisation est en communication avec le gouvernement fédéral sur cet enjeu.

À titre d’exemple, seulement une trentaine de demandes d’EIMT auraient été traitées la semaine dernière, alors qu’il faudrait, selon le président de l’UPA, que le rythme augmente au moins à 160 par semaine pour espérer rattraper le retard actuel et que les travailleurs « arrivent sur les fermes en temps opportun ».

Les trois joueurs réunis en point de presse ont demandé à Ottawa de mettre en place une cellule de crise afin que le problème se règle dans les plus brefs délais.