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Lors de son allocution au congrès de l’UPA, le 1er décembre, la ministre Marie-Claude Bibeau a rappelé sa proposition faite aux provinces au cours des jours précédents pour bonifier le programme Agri-stabilité. Photo : Gracieuseté du cabinet de la ministre

Lors de son allocution au congrès de l’UPA, le 1er décembre, la ministre Marie-Claude Bibeau a rappelé sa proposition faite aux provinces au cours des jours précédents pour bonifier le programme Agri-stabilité. Photo : Gracieuseté du cabinet de la ministre

Bibeau tend la main aux provinces pour bonifier Agri-stabilité

La ministre fédérale de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, a fait une allocution lors du Congrès de l’Union des producteurs agricoles (UPA), le 1er décembre, dans laquelle elle a rappelé plusieurs engagements récents de son gouvernement pour soutenir le milieu. Elle a également souligné avoir fait une proposition aux provinces quelques jours plus tôt pour bonifier le programme Agri-stabilité.

« Pour qu’on puisse aller de l’avant, il faut obtenir un consensus qui rallie au moins le deux tiers des provinces, sur la base du nombre d’adhérents au programme, a-t-elle mentionné. Et je sais déjà que je peux compter sur le Québec. »

Le 27 novembre, la ministre Bibeau a proposé à ses homologues provinciaux de retirer « la limite de marge de référence » du programme, et de faire passer le taux d’indemnisation de 70 % à 80 %. Son ministère s’est également engagé à financer à 60 % les bonifications à Agri-stabilité, le reste devant être assumé par les provinces. Certaines provinces, toutefois, ont demandé un délai avant de confirmer qu’elles investiraient dans l’amélioration du programme. Les négociations doivent donc se poursuivre, jusqu’à ce qu’il y ait consensus.

Lors de la période de questions, Mme Bibeau a été interpellée par l’agriculteur Stéphane Bisaillon, qui a fait valoir que ces propositions sont « mal reçues » par les producteurs de grains de l’Est du pays. « Il faut absolument bonifier votre proposition, particulièrement en ramenant le seuil de déclenchement d’Agri-stabilité à un minimum de 85 %. […] C’est un incontournable pour certains secteurs, en particulier celui des grains. […] Nous vous demandons de prendre l’engagement que le gouvernement financera [le programme] seul au besoin, lorsque les provinces ne veulent pas participer », a-t-il martelé.

La ministre a toutefois laissé entendre que le seuil de déclenchement d’Agri-stabilité actuel ne serait pas revu et que les provinces devront contribuer à l’amélioration du programme. « L’agriculture est une responsabilité partagée. On insiste pour que les provinces contribuent à hauteur de 40 % », a-t-elle réitéré.

Aide reconduite de 1500$ durant la quarantaine

La ministre Bibeau a par ailleurs soutenu que l’aide de 1 500 $ par travailleur accordé en 2020 aux employeurs de travailleurs étrangers temporaires, pour les aider à assumer les frais pendant la quarantaine obligatoire, serait de nouveau attribuée en 2021 si le besoin se faisait sentir. « Tant que la Loi sur la mise en quarantaine sera en vigueur, l’isolement de 14 jours sera maintenu », a-t-elle dit, assurant que des budgets sont prévus pour aider les agriculteurs l’an prochain. 

4,2 M$ pour les laboratoires vivants au lac Saint-Pierre

La ministre Marie-Claude Bibeau a annoncé, lors du congrès, des investissements de 4,2 M$ pour le déploiement d’un projet de laboratoires vivants au lac Saint-Pierre, entre Trois-Rivières et Sorel-Tracy. Cette initiative vise à développer des pratiques pour réduire l’usage de pesticides, garder une couverture végétale au sol à l’année, protéger les cours d’eau et réduire les impacts environnementaux des élevages dans le littoral. Plus de 1,6 M$ iront à l’Union des producteurs agricoles et à ses partenaires pour la mise en œuvre des activités et 2,6 M$ serviront à financer le travail des scientifiques d’Agriculture et Agroalimentaire Canada.