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S'abonner maintenantAprès des compressions budgétaires chez Agriculture et agroalimentaire Canada, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) supprimera plus de 1 000 postes à travers le pays.
Dans une rencontre qui a duré une quinzaine de minutes, le 27 janvier, le président de l’ACIA, Paul MacKinnon, a annoncé aux employés et à leurs représentants syndicaux que la décision avait été prise après un examen exhaustif des dépenses de l’Agence. Rappelons qu’Ottawa a donné le mandat à presque tous ses ministères et organismes de réduire les dépenses de fonctionnement de l’État de 60 G$ sur cinq ans.

Le premier vice-président national du Syndicat de l’Agriculture, Patrick St-Georges, qui représente plus de 4 000 membres de l’ACIA a assisté à la rencontre. « Ils sont en train de calculer où et quoi sera coupé, mais c’est sûr qu’il y aura des impacts partout. Et au Québec surtout, où on a plusieurs abattoirs et où de la recherche est faite pour l’Agence », a-t-il indiqué.
Aucune date de mise en œuvre n’a été spécifiée, sauf pour les employés du département des Sciences, qui verront leurs postes abolis le 1er avril.
L’ACIA n’avait pas répondu aux questions de La Terre au moment d’écrire ces lignes. Toutefois, le document du budget fédéral 2025 mentionne que pour atteindre ses objectifs de réductions des dépenses (jusqu’à 15 % sur trois ans), l’Agence éliminera « les chevauchements et le double emploi au sein de son organisation ».
« Pour ce faire, elle devra assurer la responsabilisation dans chaque secteur d’activité, réduire les activités de recherche non essentielles et privilégier les mesures diagnostiques prioritaires, regrouper les services de laboratoire pour les concentrer sur les analyses essentielles, et éviter le besoin de mises à niveau coûteuses, lit-on dans le document. Les activités qui seront graduellement supprimées comprennent la mise hors service de certaines stations de lavage de véhicules, l’arrêt des services redondants de résolution des différends liés à la qualité alimentaire, et l’élimination progressive des fonctions qui ne sont plus nécessaires pour traiter les risques sanitaires liés au commerce des animaux de compagnie. »
L’Agence, dont la mission consiste à veiller sur la population canadienne, l’environnement et l’économie en préservant la salubrité des aliments, la santé des animaux et la protection des végétaux, compte plus de 6 000 employés à travers le pays.