fbpx
Le gouvernement investit 92,5 M$ pour stimuler les investissements agricoles en robotisation et automatisation pour répondre aux problèmes de main-d’œuvre dans les fermes du Québec. Crédit : David Riendeau/Archives TCN

Le gouvernement investit 92,5 M$ pour stimuler les investissements agricoles en robotisation et automatisation pour répondre aux problèmes de main-d’œuvre dans les fermes du Québec. Crédit : David Riendeau/Archives TCN

92 M$ pour l’adoption de technologies à la ferme

L’autonomie alimentaire passera par l’adoption de technologies à la ferme, la croissance du secteur serricole et l’élargissement du mandat de la Financière agricole du Québec. C’est ce qu’a annoncé le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne le 19 novembre en dévoilant le détail des 157 M$ annoncés dans la dernière mise à jour économique.

Québec dédiera ainsi 92,5 M$ à l’adoption de technologies à la ferme, 41 M$ au Plan de croissance des serres et 24 M$ à la Financière agricole du Québec.

La somme de 92,5 M$ sur deux ans servira à accroître l’adoption de technologies dans les fermes et à stimuler les investissements en robotisation et en automatisation dans le secteur de la transformation. Cette mesure favorisera la croissance de la production et de la productivité en répondant aux problèmes de main-d’œuvre, a souligné M. Lamontagne en conférence de presse.

Le secteur serricole recevra un montant de 41 M$ pour la mise en place du Plan de croissance du secteur, censé doubler la superficie cultivée en serre. M. Lamontagne a précisé que les détails de cette stratégie seront dévoilés dans les prochains jours. Cela s’ajoute aux 50 M$ déjà annoncés dans le budget de mars 2020.

Des conseillers en financement sur le terrain

Pour accélérer les investissements agricoles, La Financière agricole du Québec se verra octroyer une enveloppe de 24 M$. « Elle bonifiera considérablement son niveau d’intervention dans des dossiers complexes et à risque élevé », a souligné M. Lamontagne. L’organisme bénéficiera également de l’ajout de 48 conseillers en financement, dont le mandat sera d’aller sur le terrain pour permettre la concrétisation de nouveaux projets d’investissements, notamment pour des entreprises en démarrage et dans des secteurs émergents.

Sans préciser la hauteur des sommes, le ministre Lamontagne a indiqué que des enveloppes supplémentaires seraient octroyées aux secteurs des légumes, des fruits et des céréales dédiées à l’alimentation humaine. Les sommes viseront à renforcer le développement et la collaboration de ces filières. « Je pense aussi au bœuf pour lequel il faudra augmenter notre capacité d’abattage et de transformation », a-t-il mentionné. La relève agricole et les entreprises de petite taille seront également soutenues davantage, a assuré le ministre.

Montants additionnels pour stimuler l’achat local

Aliments du Québec verra le soutien financier de 2,5 M$ annoncé le 14 octobre dernier bonifié d’une somme de 15 M$.

La Stratégie nationale d’achat d’aliments québécois et le Répertoire des aliments québécois recevront une enveloppe additionnelle de 5,9 M$ aux 10 M$ prévus dans le budget de mars 2019. La somme servira à favoriser l’achat local dans les Centres de la petite enfance et les garderies, ainsi qu’à augmenter l’accessibilité du répertoire aux entreprises agroalimentaires.